mardi 21 octobre 2008

Pendant ce temps là...

... La Fouine m'a offert une fève tonka, et ça fait un moment je réfléchis à ce que je vais faire de délicieux avec. Je ne sais pas encore, mais je m'en lèche déjà les babines. Merci, La Fouine.

lundi 20 octobre 2008

Le dessert prestigieux

J'expliquais hier que j'avais servi un dîner avec plat ET dessert à mon invité prestigieux. Bien sûr, je n'allais pas parler de tout le même jour. A votre avis, je fais comment pour publier souvent ? Une recette par jour, voilà la règle d'or, quitte à ce que la recette du jour soit de mettre des rondelles de saucisson dans une soucoupe au moment de l'apéro.
Tout ça pour dire qu'aujourd'hui, c'est le dessert, et c'est d'autant plus prestigieux que je n'en fais quasiment jamais. Les invités qui veulent du dessert, souvent, ils l'apportent, peut-être parce qu'ils ont peur que ça soit pas bon, ou pour une autre raison, bref, les gâteaux aux fruits rouges, les tartes aux quetsches et les trucs comme ça défilent au Coyote-Motel. Ou alors, je fais de la compote, comme dessert, avec parfois des variantes comme pomme-poire, ou pomme-vanille, ou pomme-crème de marron.
Alors le dessert prestigieux d'aujourd'hui est à la fois chaud et froid mais ce ne sont pas des profiteroles (j'ai déjà dit que j'allais parler de profiteroles bientôt ? vous n'allez pas en revenir), et c'est à la fois des fruits et pas des fruits (parce que je préfère plutôt les fruits, mais je voulais un truc prestigieux, donc avec du chocolat). C'est un moelleux au chocolat, dont l'intérieur est un peu liquide, avec de la salade d'oranges à la fleur d'oranger. Bien sûr, on peut faire les deux séparément, mais je trouve que ça va vraiment bien ensemble, et c'est très facile même pour quelqu'un comme moi pas fort en desserts.



Ingrédients pour deux personnes :

- 2 oranges
- Un demi verre d'eau de fleur d'oranger
- 1 à 2 cuillerées à soupe de sucre complet (c'est le sucre brun du Pérou trop bon qu'on trouve chez Artisans du Monde)

- 1 oeuf
- 20g de sucre en poudre
- 50g de chocolat à cuire + 2 carrés
- 1 grosse cuillerée à soupe de farine
- 20g de beurre
- Quelques gouttes d'extrait de café

Préparation :

La salade d'oranges

- Peler les oranges à vif, c'est à dire qu'il faut enlever la petite peau qui est sur la surface pour avoir la chair. Ca se fait facilement avec un couteau à dents.
- Ensuite, séparer les quartiers et enlever la petite peau fine autour de chaque quartier.
- Ajouter le sucre et la fleur d'oranger, et laisser mariner au frais une heure ou deux.

Le moelleux au chocolat

- Faire fondre doucement au bain-marie et ensemble le beurre et le chocolat.
- Fouetter énergiquement l'oeuf et le sucre, puis ajouter le chocolat fondu et la farine.
- Mélanger pour obtenir une pâte bien lisse.
- Répartir dans des petits ramequins beurrés (des ramequins de 6cm de diamètre chez moi), et enfoncer un carré de chocolat dans chaque ramequin.
- Laisser reposer une heure au frigo.
- Passer 10 à 12 minutes à four moyen, puis laisser reposer un quart d'heure hors du four avant de les manger (sinon on se brûle avec l'intérieur liquide), accompagnés de la salade d'oranges.


dimanche 19 octobre 2008

L'invité prestigieux

J'ai eu un invité très prestigieux récemment. Je lui ai servi un authentique dîner qui n'était pas sous forme d'un apéro dinatoire. On s'est assis autour d'une table, on a utilisé des couverts, et il y a eu un plat, de la salade et même un dessert. Comme l'invité était prestigieux, je lui ai fait un festin délicat avec des ingrédients nobles. Bon, je reconnais qu'on a mangé une partie du plat avec les doigts, parce que c'était des hamburgers. Mais quand même, pas n'importe quels hamburgers. Des hamburgers à la viande de canard, avec des oignons et des cèpes dedans. Et au lieu des frites, des patates à la graisse d'oie (prestigieux ne voulait pas dire, dans ce cas précis, "qui ne fait pas grossir").
Voilà l'aspect assez classique du truc, avant l'adjonction de la salade dans l'assiette.



Ingrédients pour deux :

- Des pommes de terres
- 300g de viande de canard, soit d'aiguillettes, soit de magret sans la peau
- Une poignée de cèpes séchés
- Un oignon
- De la graisse d'oie
- Une cuillerée à soupe de ketchup
- Deux cuillerées à soupe de moutarde
- 1 cuillerée à café de sauce Worcestershire
- 2 pains à hamburger

Préparation :

- Faire cuire les pommes de terre à l'eau, puis les peler et les couper en tranches une fois qu'elles ont un peu refroidi.
- Hacher la viande de canard, soit au couteau, soit au hachoir électrique mais en y allant calmement pour que la viande garde une texture, puis former des steaks ronds.
- Réhydrater les cèpes.
- Emincer l'oignon.
- Mélanger la moutarde, le ketchup et la sauce Worcestershire.
- A partir de maintenant, il faut deux poêles. Dans la première, on fait sauter les pommes de terre à la graisse d'oie pour qu'elles soient bien croustillantes (les miennes ne l'étaient pas assez, d'ailleurs). Dans la deuxième, on fait revenir à feu assez doux les cèpes avec l'oignon, dans de la graisse d'oie aussi.
- Quand les oignons sont fondants et les cèpes cuits, on réserve au chaud, et on passe à l'étape suivante, qui consiste d'une part à réchauffer au four les pains à hamburgers, et d'autre part à cuire vite fait les steaks de canard dans la poêle qui contenait les cèpes.
- A la fin, on tartine de la sauce sur les deux faces des pains, on met des cèpes et des oignons dessus, puis un steak, le dessus du pain, et hop, dans l'assiette avec des patates. Et on peut manger une petite salade avec, pour ceux qui n'ont pas peur des contrastes.

Alors pour ceux qui aiment les hamburgers, Le confit c'est pas gras avait organisé un burger day pour faire de la peine à Ronald Mac Donald, et du coup il y a plein de bonnes idées (peut-être elle va organiser une nouvelle journée comme ça un jour ?).

samedi 18 octobre 2008

Pourquoi les serveurs lèchent les assiettes dans les bistrots branchés


Souvent, dans des bistrots branchés, on voit des tartines, à manger. Le principe, c'est un truc plutôt bon sur du pain, sauf qu'on ne comprend pas à quoi sert le pain dans l'histoire, parce que ça se mange avec des couverts. Normalement, quand on met à manger sur du pain ou dans du pain, c'est pour le manger avec les doigts. C'est comme de manger un hamburger avec un couteau et une fourchette. Ou, pire encore de juxtaposer les deux moitiés de pain garnies, et de manger le tout avec un couteau et une fourchette (je connais quelqu'un qui fait ça, et rien que d'y penser j'ai envie de rigoler). Ou alors, les tartines des bistrots branchés permettraient de moins salir les assiettes ? Et après, un petit coup de langue, du serveur ou même d'un chien, et hop, on ressert l'assiette. BERK.
J'ai servi des tartines à mes invités parce qu'on était trop nombreux pour se mettre autour d'une table à hauteur normale. Calamar-chorizo, les tartines.

Ingrédients :

- 6 corps de calamars de 7-8 cm de long
- 10 cm de chorizo
- 1 demi-oignon
- une demie-boîte de tomates concassées
- des olives vertes en morceaux
- quelques pétales de tomates séchées

Préparation :

- Couper le chorizo en bâtonnets et les calamars en rondelles.
- Hacher l'oignon.
- Faire revenir le chorizo à sec dans une pôele, puis quand le gras est sorti, ajouter l'oignon et faire rissoler le tout.
- Ajouter ensuite les deux sortes de tomates et les olives, et laisser mijoter un petit moment, pour que la sauce réduise tranquillement.
- Quand la sauce est devenue épaisse (le liquide s'est évaporé, et la mixture est grosso modo tartinable), ajouter les rondelles de calamars et faire cuire cinq minutes de plus.
- Etaler chaud sur du pain grillé. Si c'est froid, évidemment, on étale sur du pain et on passe le tout au four.

Des questions ?

- C'est mieux d'acheter du bon chorizo, qui ne contient pas trop de trucs bizarres. Idéalement, de la viande de porc, du gras et du piment.
- On peut rajouter de l'origan, mais à mon avis ça n'est pas nécessaire.
- La mixture est bonne aussi avec des pâtes ou sur une foccacia.
- Les calamars, c'est vrai que c'est mou et un peu visqueux, quand ils sont crus, mais il y a vraiment des expériences plus dégueu dans la vie. Sinon, ça existe surgelé, mais c'est moins bien...

vendredi 17 octobre 2008

J'adoooore

















J'adooooore les patates. Oui, on sait. Et particulièrement cette omelette froide aux pommes de terre qu'on peut servir avec du vin ou de la bière. De la "tortilla, en tapas". De "l'omelette à l'apéro". Tout dépend de quelle langue on parle et à quel point on est cool. Encore que, je ne suis pas certaine de quelle formulation est la plus ultimement cool. Dans le doute, décapsulons une bière ou débouchons une bouteille de vin, et jetons-nous sur la bouffe : on ne parle pas la bouche pleine.

Comment on fait ?

- On met de la bière au frais.
- On pèle plein de pommes de terre, et on les coupe en tranches de 3 mm.
- On pèle un gros oignon et on le coupe en tranches.
- On pèle un bon bout de chorizo et on le coupe en tranches.
- On fait cuire le tout dans une grande sauteuse, avec beaucoup d'huile, d'abord à fond pendant 10 minutes, puis doucement et à couvert pendant 20 minutes.
- On met le tout dans un moule, on tasse bien, et on verse par dessus des oeufs battus en omelette (salée bien sûr).
- Et on enfourne 45 minutes à four moyen.
- Quand c'est cuit, on laisser refroidir, et on coupe en gros cubes.

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