mercredi 5 décembre 2007

Flammekueche sans se geler sur un marché de Noël

Non, la flammekueche ne se mange pas uniquement sur les marchés de Noël alsaciens. On peut en faire chez soi, tranquillement, et la manger sans avoir les doigts congelés et le nez rouge. La preuve avec en plus une forme artistique unique au monde :



Ingrédients

Pâte :
- Levure de boulanger
- Farine
- Eau chaude
- Sel

Garniture :
- 1 petit pot de fromage blanc
- Lardons à volonté
- 1 oignon émincé

Préparation

- La pâte est une pâte levée classique : délayer la levure dans de l'eau chaude, laisser au chaud pendant une quart d'heure, puis ajouter de la farine, éventuellement de l'eau si c'est trop sec, et saler à la fin (le sel ne doit pas être en contact avec la levure)
- Laisser la pâte lever dans un endroit chaud pendant une bonne heure
- Etaler la pâte très finement
- La recouvrir de fromage blanc, de lardons, et des oignons émincés
- Cuire à four assez chaud pendant une petite dizaine de minutes

mardi 4 décembre 2007

Mystérieuses mini-brochettes coréennes

J'ai acheté cette drôle de sauce chez Tang. C'est une mystérieuse sauce coréenne qui était présentée comme "sauce pour les grillades" dans les rayons. L'étiquette est complètement incompréhensible, entièrement en coréen. A l'ouverture, ça sent l'ail, le piment, l'huile de sésame, et d'autres choses non identifiées...

Je l'ai utilisée pour la première fois pour faire des mini-brochettes apéritives à la dinde : ça consiste à faire mariner des cubes de dinde dans la sauce coréenne pendant toute une journée, puis à les faire cuire au four comme n'importe quelle sorte de mini-brochettes apéritives, sur des cure-dents posés en travers d'une grille (avec un plat en dessous sauf quand on aime passer deux heures à nettoyer le four...)


Verdict : fabuleux. C'est légèrement sucré, un tout petit peu caramélisé sans être collant, parfumé sans agressivité. En plus l'huile de sésame n'a pas pué dans mon four comme je le craignais.

Précisons enfin qu'il y avait un petit chien parmi les convives, et qu'il a adoré aussi. Donc c'est un plat qui convient aux chiens, bon à savoir.

lundi 3 décembre 2007

Chou romanesco, you are so beautiful

Ceux qui suivent se souviendront que j'étais tombée amoureuse d'un chou romanesco parce qu'il était trooooop beau. Pour ceux qui ne suivent pas, clic. J'en ai eu un autre. Encore plus beau. Rien à food me demandait si on pouvait l'utiliser pour décorer son lieu de travail ou l'offrir à un collègue. Oui, bien sûr : et comme c'est la saison, on peut le décorer un peu.

Quand on a fini de rigoler bêtement devant son chou romanesco de Noël, on peut se mettre à réfléchir à sa préparation. Je vous rappelle les contraintes :
- il est trooooop beau, donc il faut qu'on le voie bien
- mais il a un goût entre le brocoli et le chou-fleur et donc il faut le mettre avec d'autres bonnes choses.

J'ai justement trouvé du homard à bas prix et le homard c'est trooooop bon. Je vous propose donc une recette d'inspiration italienne de farfalle au homard et chou romanesco.


Ingrédients pour deux

- un chou romanesco
- un homard
- 150 g de farfalle
- une grosse cuillerée à soupe de crème épaisse

Court-bouillon : vin blanc, une carotte, un oignon, cognac, concentré de tomates, sel, poivre

Préparation

- Si le homard était vivant (ouh, les riches), il faut le buter. Pour cela, attrapez son corps dans une main, sa tête dans l'autre, et arrachez lui la tête d'un coup sec. Ouille. Puis arrachez lui les pinces. Aïe aïe. Il faut savoir que le homard est un animal peu évolué, et donc il ne souffre pas et donc c'est pas grave de lui arracher la tête. Les chochottes pourront lui planter un grand coup de couteau dans la tête (depuis le dessus) avant de la lui arracher. La queue va encore bouger pendant une dizaine de minutes. Il faut ensuite enlever le boyau noir au milieu, puis le faire cuire vite fait : 4 minutes pour les pinces, 6 minutes pour la queue. Puis le décortiquer et faire deux tas : la chair d'un côté, les déchets de l'autre.

- Les super chochottes et ceux qui n'ont pas les moyens d'acheter un homard vivant décongèleront l'animal, qui se présente déjà cuit, sorti de sa housse.
- Séparer la tête et la queue, et arracher toutes les pinces.
- Décortiquer la queue en enlevant le boyau, puis la couper en gros morceaux.
- Décortiquer les pinces. Pour cela, il faut taper avec la tranche d'un couteau sur la partie plate de la pince, puis sortir la chair de tous les segments de pince. Ca a l'air compliqué mais c'est moins chiant que les langoustines.
- Préparer un court-bouillon avec tous les ingrédients, en coupant la carotte et l'oignon en 3 ou 4 morceaux. Placer les morceaux de carapace dedans et tous les déchets de homard, et laisser cuire à feu vif une vingtaine de minutes. On obtient une bisque parfumée un peu épaisse.

- Séparer les fleurettes du chou romanesco.
- Faire cuire le chou à l'eau bouillante salée pendant une dizaine de minutes, et faire cuire les pâtes pendant ce temps.
- Filtrer la bisque et la lier avec la crème dans une grande sauteuse.
- Ajouter les pâtes, puis le chou romanesco
- Ajouter en dernier le homard, le laisser réchauffer sans le cuire, et servir immédiatement.

La recette en pdf

Des questions ?

- Pour le homard à bas prix, je l'ai trouvé chez mon surgeleur préféré au rayon sélection du mois et ça vaut plutôt le coup. Mais je ne fais pas de publicité.
- Ca marche aussi avec des langoustines. Mais là c'est du homard.

dimanche 2 décembre 2007

Empanadas à emporter

En général, je fais la polie quand on m'invite : "il faut ramener quelque chose ?". Souvent les gens disent non, mais parfois c'est oui quand même. Du coup il faut réfléchir à quoi faire de bon qui se transporte. J'essaye de ne rien faire qui se transporte dans un moule parce qu'en général j'oublie le moule. Ou alors je passe toute la soirée à espérer que personne ne raye le fond du moule avec un couteau pointu, et je me rends compte à la fin que si, mais en même temps, quand vient le moment de manger le gâteau au chocolat, les gens sont à moitié bourrés et on ne peut pas leur en vouloir, et peut être même que c'est moi qui ai tout découpé comme une brute.
Une solution, c'est que je me prenne pour Bree Van de Kamp en faisant des petits gâteaux. L'autre solution, c'est de ramener une tarte salée dans un moule quand même et de la découper soi-même, mais ça implique de se lever à un moment, et c'est de plus en plus difficile de faire dans l'originalité. (J'ai quand même déjà ramené de la tarte aux côtes de bettes, et même que les gens ont bien aimé). La troisième solution, c'est de faire des empanadas.

Ah ça fait envie, hein ? Ben faut m'inviter, c'est pas plus compliqué que ça. Ou alors se remuer tout seul : voici la recette.

Ingrédients pour une armée de cousins

Pâte
- 25 cl de lait tiède
- 75g de beurre fondu
- 1 oeuf
- 300g de farine
- levure de boulangerie

Garniture pour les paresseux
- 1 bocal de piperade déjà préparée
- 3 oeufs
- 200g de thon en boîte
- des trucs pour assaisonner : origan, piment, cumin, olives...

Garniture pour les motivés l'été (oui parce que c'est des trucs d'été et il faut manger des légumes de saison)
- 4 oignons
- 5 tomates
- 1 demi poivron
- 200g de thon en boîte
- 3 oeufs
- des trucs pour assaisonner comme pour les paresseux

Préparation

- Délayer la levure dans le lait, puis ajouter tous les autres ingrédients et bien mélanger. On obtient une pâte bien homogène. Laisser reposer une bonne demie heure.
- Pendant ce temps, faire durcir les oeufs
- Faire revenir dans de l'huile d'olive tous les ingrédients comme pour faire une piperade, en ajoutant le thon à la fin, ou ouvrir le bocal et prendre un bouquin pendant que la pâte lève.
- Etaler la pâte, et découper des cercles avec une tasse. Déposer de la garniture sur une moitié de chaque cercle, parsemer d'oeuf dur haché, et refermer en soudant bien les bords
- Cuire sur une plaque une demie heure à 200°C.

La recette en pdf

Il y a une dernière solution super fastoche : ramener une bouteille de vin ou un pack de bière, parce qu'il y aura bien quelqu'un qui ramènera à manger. C'est comme ça qu'on se retrouve à raconter n'importe quoi, tout bourré avec 4 chips dans le ventre... Donc faites des empanadas.

Le coin de l'initiative

- On peut mettre à peu près n'importe quoi dedans : de la viande, du fromage, ...
- On peut mettre des trucs un peu plus typés "Est de l'Europe", et ça s'appelle des pirojkis : voir ici.

samedi 1 décembre 2007

Tentative d'épuisement d'un radis noir

Dans mon panier cette semaine, toujours pas de betterave (yihah!), mais l'un de mes pires préjugés alimentaires : un énorme radis noir. Visez un peu la bestiole :

Oui, il ressemble à un rat crevé. Le défi est donc de le cuisiner pour le rendre à peu près comestible, sachant que vue sa taille (oui j'ai mis une pince à linge à côté pour que tout le monde se rende bien compte), il va peut-être falloir plusieurs repas. Et moi je SAIS que le radis noir, c'est dégueulasse.





Sinistre radis noir, comment t'apprivoiser ?

- sous son épaisse peau noire, le radis noir est d'un blanc nacré
- ça sent le radis mais super fort.

Première expérience : prélèvement et tentative d'assaisonnement d'un tronçon

J'ai prélevé environ 3 cm de la bestiole, pelé le tronçon, et je l'ai coupé en fines tranches. La première tranche a un goût fort et piquant. C'est comme le Godzilla du radis. D'où l'équation suivante :

Il va lui falloir quelque chose de très doux et rien qui pique.

J'ai ensuite assaisonné les tranches avec de la sauce pour saumon mariné qui vient d'une grande surface suédoise spécialisée dans l'ameublement (on ne parle pas de marques ici). Pas mal mais pas top. Ca ne va pas suffire pour manger tout Godzilla.

La texture est assez croquante. Ceci pourrait être intéressant pour accompagner un aliment très mou qui aime le piquant, comme du poisson cru.

J'ai eu plusieurs idées :
- dans un tartare de saumon
- avec un carpaccio de poisson
- avec de l'avocat

Sinon, cuit, faudrait voir. Mais pourquoi pas avec du porto ? Ou en chips ? De toutes façons, Godzilla le radis noir est tellement grand que tout est possible.

Voici pour la science la galerie des horreurs de ce qu'on peut faire avec un radis noir.



L'heure du verdict : finalement tout était bon, bizarrement. Je pensais qu'on gouterait tout et qu'on déciderait de se faire des frites, mais en fait, pas du tout. On en déduit que les préjugés, c'est mal.

Si vous aussi, vous avez adopté contre votre gré un radis noir, voici ce qu'on peut en faire de bon (de gauche à droite) :
- Carpaccio de saumon au radis noir : le radis noir marine dans de la très bonne huile d'olive avec des tranches extra-fines de saumon cru.
- Tartare de saumon au radis noir et à la crème : le radis noir est haché et mélangé avec du saumon cru coupé fin, de la crème bien épaisse, de l'aneth et du citron
- Mille feuilles de radis noir à l'avocat : faut vraiment expliquer ? une tranche de radis, une tranche d'avocat, une tranche de radis, une tranche d'avocat...
- Tartare de saumon au radis noir à l'huile d'olive : pareil que celui à la crème, mais avec de la très bonne huile d'olive, des câpres et du piment (oui je sais que j'avais dit rien qui pique).

J'ai aussi fait un truc totalement dégueulasse avec un autre tronçon du radis noir : coupé en rondelles, cuit dans un peu de beurre avec une échalote grise hachée, arrosé de porto, et laissé mijoter pour faire caraméliser et compoter. BERK. Du coup pas de photos. Ceci n'est pas un blog gore.

Nombre total de pages vues