mercredi 30 janvier 2008

L'instant créatif poireaux-patatesque

L'hiver commence à trainer un peu, et on ne peut pas avoir envie de soupe poireaux-pommes de terre deux fois par semaine. En tous cas, pas moi, malgré mon amour immodéré de la soupe. Et cependant, les poireaux et les pommes de terre arrivent chaque semaine en quantité dans mon panier, et je continue à les aimer quand même (les betteraves aussi mais c'est une autre histoire). Voici donc aujourd'hui un pic de créativité poireaux-patatesque, sous forme de gnocchis moelleux avec une sauce aux poireaux et à la poitrine fumée grillée, du mou et du croustillant, du doux et du piquant, en quelque sorte un pas de plus sur le chemin du plat parfait. Bon, d'accord, un petit pas. Mais on s'est régalés.
A titre exceptionnel, je remets la recette des gnocchis, au cas où certains lecteurs paresseux auraient la flemme de cliquer. Trop sympa, le coyote.


Ingrédients pour deux :

Les gnocchis

- 6 petites pommes de terre
- un jaune d'oeuf
- farine
- sel, poivre, muscade

La sauce

- un gros poireau
- 2 cuillerées à soupe de crème
- 4 fines tranches de poitrine fumée
- de la sauce de piment chinoise
- 4 grains de coriandre écrasées

Préparation :

- On commence par piquer les pommes de terre de partout avec une fourchette, puis on les fait rôtir au four pendant une vingtaine de minutes, jusqu'à ce qu'elles soient cuites et tendres.
- Pendant ce temps, hacher finement le poireau, et le faire cuire doucement dans un fond d'eau avec le piment, la coriandre et une pincée de sel. L'idée est que le poireau ne soit jamais susceptible d'attacher, mais pas de faire une soupe pour autant. La cuisson dure une bonne demie-heure, à feu doux.
- Sortir les pommes de terre du four sans se brûler, les peler et les passer au presse-purée.
- Mélanger avec un jaune d'oeuf, assaisonner avec du sel et du poivre, et ajouter de la farine pour obtenir une pâte assez ferme qui se tient.
- Rouler la pâte pour former, en gros, des chipolatas, puis couper les chipolatas en petits tronçons d'environ 2cm. Faire une marque dessus avec les dents de la fourchette, et stocker les les gnocchis sur une assiette farinée.
- Réfrigérer pendant un quart d'heure.
- Faire rôtir au four la poitrine fumée sur une grille au dessus d'un truc qui récupérera le gras (pour le jeter, pas pour le lécher, bande de brutes, c'est justement un stratagème super habile pour que le lard se diététise) puis l'émietter quand elle est devenue bien croustillante.
- Mettre une grande casserole d'eau salée à bouillir, et dès que l'eau bout, ajouter les gnocchis et les laisser cuire pendant environ 4 minutes. Ils remontent à la surface quand ils sont cuits, tous en même temps.
- Pendant que les gnocchis cuisent, ajouter deux bonnes cuillerées à soupe de crème à la sauce de poireaux, puis une louche d'eau de cuisson des gnocchis, bien remuer, puis ajouter les gnocchis en les pêchant à l'écumoire.
- Répartir sur chaque assiette les petits bouts de poitrine fumée.

mardi 29 janvier 2008

Pizza d'inspiration libanaise

Une pizza blanche pour changer, pas vraiment italienne, et délicieuse avec une petite salade : la pizza d'inspiration libanaise, avec de la viande dessus.


Ingrédients pour deux :

- une pâte à pizza maison
- une boule de mozzarella
- 250 g de viande de boeuf hachée maigre (sinon c'est une pizza au gras, pas une pizza à la viande)
- un petit oignon émincé
- une gousse d'ail
- huile d'olive
- zaatar

Préparation :

- Faire revenir l'oignon dans l'huile d'olive sans le laisser griller, ajouter la viande hachée et l'ail écrasé, saupoudrer très généreusement de zaatar, et faire cuire en remuant pour ne pas que la viande s'agglomère
- Etaler la pâte à pizza
- Recouvrir de mozzarella effilochée, puis répartir la viande
- Cuire au four un petit quart d'heure

Des questions ?

- Pourquoi effilocher la mozzarella au lieu de la couper ? Si j'étais désagréable, je répondrais, essaye, et tu verras bien. Comme l'année vient juste de commencer, je fais un effort : la mozzarella est un fromage à pâte filée, et donc c'est meilleur de garder ses fibres entières plutôt que de les couper. Ca permet aussi d'avoir des morceaux irréguliers, et donc plus jolis à mon goût.
- C'est quoi le zaatar ? Clic
- On peut mettre un oeuf dessus, mais c'est évidemment facultatif...
- J'expliquerai un jour bientôt comment je fais la pâte à pizza. En gros, il faut mélanger de la levure avec de l'eau chaude mais pas trop, ajouter de la farine et de l'huile d'olive, pétrir et attendre.

mardi 22 janvier 2008

Nems au crabe diététiques

Certains esprits chagrins se plaisent à penser que je me nourris exclusivement de radis noirs géants et de rares poulets faméliques. Grand bien leur fasse. C'est évidemment complètement faux, même s'il m'arrive quand même occasionnellement de tenter d'apprivoiser des légumes bizarres, avec plus ou moins de succès. Je mange aussi de la viande crue ou cuite, des frites, des tagliatelles et des gnocchis que je fais moi-même, énormément de saucisson, rillettes et saucisse sèche, et plein d'autres bonnes choses.
Justement, j'ai acheté au marché un crabe vivant, pas du tout famélique, et qui avait vraiment une pêche d'enfer, au point qu'il s'est sauvé juste après la photo.

Excédée, j'ai fini par le mettre dans une casserole d'eau pour lui apprendre la vie et les choses, et une fois qu'il était calmé (et mort), je l'ai transformé en délicieux nems. J'ai de l'autorité. Un jour je raconterai des anecdotes à ce sujet. En tous cas, de l'autorité auprès des crabes.



Oui, des nems frits dans l'huile. C'était avant le gateau au chocolat, et au risque de me répéter, c'est "le coyote se régale", pas "le coyote famélique comme un poulet". Je décide toute seule si c'est diététique, et là en l'occurence, oui. La friture des nems nécessite moins d'huile que je pensais, un demi centimètre dans une sauteuse, ça suffit largement, et pue moins que je pensais.

Ingrédients pour plein de nems (une bonne vingtaine) :

- Un tourteau bien vivant
- Garniture aromatique : une carotte, un oignon, quelques herbes et feuilles
- Une carotte grossièrement râpée
- Un oignon rouge émincé
- Une grosse cuillerée à soupe de mayonnaise
- Une cuillerée à café de wasabi
- Du piment
- Des feuilles à nems

Préparation :

- Installer le crabe dans une marmite d'eau avec la garniture aromatique, et le cuire tranquillement. Normalement, le marchand de truc de mer qui a vendu le crabe dit combien de temps il doit cuire.
- Egoutter le crabe, le laisser refroidir, et le décortiquer intégralement.
- Mélanger la chair de crabe et les parties crémeuses avec l'oignon, la carotte, la mayonnaise, le wasabi et le piment.
- Faire tremper les feuilles à nems dans l'eau, les garnir de farce, et laisser sécher un peu. Si on essaye de cuire des nems trop humides, ils éclatent et c'est dommage.
- Faire chauffer un demi centimètre d'huile dans une sauteuse, et frire les nems une dizaine de minutes en les retournant délicatement. Ils doivent être bien dorés (plus que sur la photo, donc).
- J'aurais pu faire une sauce un peu élaborée, mais c'est déjà long à faire, comme recette. Donc sauce soja japonaise tout simplement.

Les nems se gardent crus au frigo jusqu'au lendemain.

lundi 21 janvier 2008

Douce bestiole

Voici pour une fois un plat qui n'est pas destiné à être mangé. On aurait pu, mais assez rapidement, il ne faisait plus envie, et même dès le début. En fait, c'est plutôt un élément décoratif pour une table de fête.


Alors, comment faire ?

- Le support est à la base une baguette de pain, ouverte pour faire une gueule de crocodile, et tenue ouverte avec du fil de fer dedans.
- La peau est faite d'épinards surgelés, décongelés et étalés sur la baguette.
- La langue est une tranche de jambon.
- Les dents sont des amandes plantées dans la baguette.
- Les pattes sont faites de saucisses, avec des cornichons pour les orteils.
- Les écailles sont en artichauts.
- Chaque oeil est fait à base d'un demi oeuf dur, jaune retourné, avec des pépites de chocolat pour la pupille, le tout planté avec un cure-dents.

Ce somptueux animal est issu d'un livre de recettes en rapport avec les livres de Roald Dahl. Pour ceux (nombreux, j'espère) qui voudraient faire le même chez eux, quelques précautions : le croco se ramollit assez vite, donc il ne faut pas le faire en avance, et au bout d'un moment, il sent un peu la vase. Sinon, c'est très facile...
Un grand merci au playmobil qui s'est chargé de la réalisation de la douce bestiole !

mercredi 16 janvier 2008

Rendons hommage aux cinglés du world wide ouèbe

Je voudrais aujourd'hui rendre hommage aux gens qui font n'importe quoi sur internet, et tout particulièrement à ceux qui débarquent sur ce blog, un peu perdus, après avoir fait des recherches complètement farfelues sur google.

Figurez-vous que j'ai installé un petit outil informatif (bon, oui, du cyberflicage, mais désintéressé, hein) qui me dit dans une certaine mesure comment les gens sont arrivés sur mon site. En fait, la machine maléfique me dit quelles recherches dans google donnent la tanière du coyote comme réponse, et surtout qui a cliqué sur le lien pour venir se régaler ici suite à sa recherche.

Bon, alors, que cherchent les tordus du ouèbe ?
- des gens qui font des recherches un peu trop générales, genre, j'ai faim, j'ai même pas ouvert le frigo pour voir ce qu'il y a dedans, j'ai pas la moindre idée de comment on fait la bouffe, mais je me lance courageusement : par exemple, la recherche "soupe"
- des gens qui ont un grand coeur ou pas, mais qui se sont trompés d'adresse : "noël pour les pauvres", "étudiants pauvres" et même "nourrir les pauvres" (je m'appellerais google, je lui aurais sûrement fait une réflexion désagréable, à celui là)
- des élèves (ou même des étudiants ?) qui trichent pour préparer leurs exposés, et qui sont franchement mal barrés : "que mange le coyote ?", et qui croient que google c'est ton pote alors il répond aux questions avec un plan en trois parties. Et surtout, qui vont se retrouver à se ridiculiser devant toute une classe à expliquer que les coyotes vivent en milieu urbain dans des bibliobus, mangent 4 kilos de légumes bios par semaine, et sont spécialistes de pizzas originales.
- des gens irresponsables qui élèvent des animaux sauvages à la maison : "nourrir un coyote"
- des gens complètement largués à cause un maraîcher facétieux : "radis noir", "radis noir cuit", "radis noir cru". Ils ont toutes ma sympathie. En revanche, si un jour quelqu'un débarque en cherchant une recette de salsifis, qu'il aille se faire voir ailleurs parce que les salsifis c'est dégueulasse.
- des gens déjà bourrés qui cherchent des défis : "total super cuites". En plus je ne parle jamais de picoler ici alors je me demande quel est le rapport avec le blog. Dans le même ordre d'idées, un internaute écolo-bio mais toxicomane cherche des "carottes hilarantes". Je me demande bien ce qu'il va en faire et peut être que je n'ai pas envie de le savoir.
- mon préféré, un dingue qui circule peut être en liberté, et qui cherchait une "patate qui chante en chinois". Je ne comprends pas ce que c'est, et encore moins pourquoi ça arrive chez moi. Le coyote est-il la grande poubelle du ouèbe, où se retrouvent les requêtes vraiment inclassables ? Si un lecteur se reconnaît ou comprend de quoi il s'agit, je serais friande d'explications.

Pour les soupçonneux et les esprits chagrins, je fais un florilège depuis quelques semaines, donc peut être que ces requêtes ne sont plus d'actualité... Pour ceux qui n'ont pas que ça à faire de vérifier, faisons donc un bon vieux gâteau au chocolat :

Ingrédients :

- 150 g de beurre
- 180 g de chocolat
- 3 oeufs, blancs et jaunes séparés
- 40 g de farine
- 120 g de sucre

Préparation :

- Battre les blancs en neige
- Faire fondre doucement le beurre et le chocolat ensemble
- Pendant ce temps, fouetter les jaunes d'oeuf avec le sucre, puis la farine
- Ajouter le chocolat fondu
- Ajouter très délicatement les blancs d'oeuf, en plusieurs fois
- Verser le tout dans un moule tapissé de papier sulfurisé. Attention, le gâteau va grossir un peu (pas que lui, d'ailleurs, avec 150g de beurre), donc il faut un moule à la bonne taille. On ne veut pas non plus une pauvre galette toute fine de 32 cm de diamètre. Chez moi il y a un moule qui fait environ 22 cm de diamètre et qui est vraiment pas mal.
- Faire cuire au four à 180° jusqu'à ce que la tentation soit insoutenable, extraire le gâteau du four, le démouler délicatement et se précipiter dessus. On obtient une texture moelleuse et pas trop cuite dedans, avec un effet un peu bicolore comme un rosbif, presque. Je dirais une demie heure, pour ceux qui n'ont pas de sentiments ou qui cuisinent pour quelqu'un d'autre, mais globalement c'est un gâteau basique, qui se fait à l'improviste.

Des questions ?

- l'instant diététique : comme j'ai déjà eu l'occasion de le dire, j'ai mangé ce gâteau en dessert après des nems frits (oui, frits dans l'huile, mais faits maison). Ca va super bien ensemble. Après, pour ceux qui culpabilisent, il y a plein de recettes supra diététiques sur ce blog, des soupes bio, des trucs aux légumes, des salades aux gésiers de canard confit, des trucs comme ça.
- pour le chocolat, je l'achète désormais dans la célébrissime boutique G Detou, à Paris. Je rugis de rire rien qu'en lisant le jeu de mots, parce que j'adore les noms ridicules ou qui font rigoler (et je suis bien placée pour les aimer, héhé). Et donc là bas, entre autres choses, on trouve du choco à gâteau dans une sorte de bocal en plastique de 750g, en pastilles prêtes à fondre, carrément meilleur que le nestlé, et moins cher en plus. Comme quoi, hein.

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