mercredi 13 février 2008

L'Italie dans un bocal

En cette saison, pas moyen de manger des choses fraîches un peu ensoleillées, comme la ratatouille, les tomates fraîches, les aubergines grillées : c'est pas de saison. La solution, pour les psychorigides du produit de saison, c'est de se faire un petit bocal de pesto rouge.

Le pesto rouge contient :
- un demi bocal de tomates séchées
- deux cuillerées à soupe de câpres
- 6 filets d'anchois
- un bon trait de tabasco
- 3 cuillerées à soupe de basilic haché
- de l'huile d'olive

On mixe tous les ingrédients, et on ajoute de l'huile d'olive pour obtenir une texture agréable.

Après, ça s'utilise comment ?
- en tartines sur du bon pain grillé, par exemple à l'apéro. Ou au petit déjeuner.
- en bruschetta, sur une immense tranche de pain de campagne, avec de la mozzarella, le tout grillé au four
- en sauce dans des pâtes type penne rigate
- ou comme ingrédient surprise dans un truc trop bon : un fabuleux burger de veau. On en reparle demain...

Dernière minute : la fouine qui se lèche les babines nous propose d'essayer ce pesto avec du poisson. La bonne idée. Merci la fouine !

samedi 9 février 2008

Salade tiède d'hiver qui s'éternise

Voici le truc ultime pour se débarasser des rhumes persistants et de la tristouillerie hivernale : une salade tiède de lentilles au homard. Que des trucs bons pour la santé, et plein de protéines. Avec un ingrédient un peu classe, et un ingrédient super banal mais délicieux. Quelques épices discrètes. Trois textures fondantes et différentes à la fois Le truc ici, c'est de faire cuire les lentilles dans un fumet de homard à peine parfumé au curry pour les réveiller un peu sans les brutaliser.



Ingrédients pour deux :

- 200g de lentilles vertes du Puy
- un homard surgelé, décongelé
- les ingrédients classiques du fumet : une petite carotte, un petit oignon, du vert de poireaux, un verre de vin blanc, une rasade de cognac, du poivre, une feuille de laurier
- une grosse cuillerée à café de curry
- un avocat bien mûr
- et pour la sauce : le jus d'un demi-citron et d'une demie orange, trois cuillerées à soupe d'huile d'olive, sel, un peu de piment de Sicile (ou à la rigueur du Tabasco), une pincée de curry et un trait de vinaigre balsamique

Préparation :

- Décortiquer le homard, réserver tous les déchets
- Saisir les déchets de homard à l'huile d'olive, flamber au cognac si on n'a pas peur, ajouter le cognac sinon, et laisser cuire 5 minutes à feu vif.
- Ajouter tous les ingrédients du fumet et le curry, puis recouvrir d'eau et laisser mijoter une bonne heure
- Filtrer. On obtient un bouillon parfumé, dans lequel vont cuire les lentilles.
- Faire cuire les lentilles une vingtaine de minutes (presque une demie heure en fait) dans le bouillon, puis les égoutter et les laisser tiédir (l'intérêt de la salade, c'est justement que les lentilles sont tièdes)
- Couper le homard en morceaux
- Couper l'avocat en lamelles pas trop fines
- Réunir tous les ingrédients de la sauce dans un bocal, et agiter énergiquement
- Disposer dans chaque assiette une part de lentilles, répartir harmonieusement les morceaux de homard et les lamelles d'avocat, et napper de sauce.

vendredi 8 février 2008

On peut faire quelque chose de bon avec une betterave crue

Toujours des betteraves... Je vais finir par les aimer, d'autant plus qu'elles suscitent de la créativité, un truc de fou. Aujourd'hui, une salade froide à la betterave crue, avec une sauce un peu originale. Et finalement c'était carrément bon, pas juste un truc de dépannage pour finir la douce racine.


La salade pour deux contient

- une grosse poignée de mâche
- une demie betterave crue pelée et râpée à la râpe à gros trous
- une sauce composée de 100g de fromage blanc maigre, une cuillerée à soupe d'huile de noix, deux cuillerées à soupe de vinaigre de vin blanc, une cuillerée à café de moutarde et une cuillerée à café de câpres hachés, sel et poivre.

La méthode facile et rapide pour faire la sauce est de mettre tous les ingrédients dans un bocal, style bocal à confiture, et de secouer énergiquement avec le couvercle bien vissé. Le pot de sauce se conserve un ou deux jours (à cause du fromage blanc, sinon c'est quasi éternel) au frais.
J'ai mis une demie betterave parce que dans mon panier, elles sont grosses comme la tête d'un nouveau-né. Mais ça s'adapte en fonction de la taille du légume bien sûr...

jeudi 7 février 2008

Le coyote en plastique présente l'année du rat de terre

ll ne vous a pas échappé que ces jours-ci, c'est le nouvel an chinois. C'est même précisément aujourd'hui. Si vous n'avez pas de chinois dans votre entourage, de cantine qui propose curieusement cette semaine un repas chinois, de magazine qui vous incite à tout découvrir sur l'horoscope chinois (pour ma part, je suis un cochon d'eau, et ça c'est vraiment tip-top parce que je vais passer une année pleine de bonnes choses), de journal qui fait un petit reportage sur les chinois qui fêtent le nouvel an en france, ou sur le chaos des 200.000 chinois qui se déplacent pour célébrer le nouvel an en famille, remerciez moi : vous aviez failli oublier.

Alors comme le coyote n'est pas un animal de l'astrologie chinoise, le nouvel an chinois a pour moi une seule conséquence : c'est l'occasion de cuisiner un plat chinois. Vous le verrez surement demain. Et bien sûr, pour tout le monde, c'est l'occasion de voir dans les magasins d'alimentation occidentaux des produits asiatiques en tout genre, et donc de se poser plein de questions du style, ça doit pas être si compliqué que ça à faire, le poulet aigre-doux, mais qu'est ce qu'ils mettent dedans ? et donc de vouloir s'acheter les ingrédients de base de la cuisine asiatique pour se régaler à la maison.

Pour remédier aux problèmes que posent les étiquettes incompréhensibles et les produits bizarres, voici une liste de course des indispensables de la cuisine asiatique. Indispensables selon moi, bien sûr. Tout se trouve facilement dans les supérettes et magasins chinois, et encore plus facilement dans les grands magasins comme ceux de la porte d'Ivry à Paris ou de la Guillotière à Lyon.

Au rayon des sauces et condiments

- une grande bouteille de sauce de soja, de préférence japonaise (elle contient des ingrédients plus sains, et a vraiment meilleur goût)
- de la sauce hoi-sin
- de la sauce d'huitres
- du vin de riz, qui remplace avantageusement le porto dans toutes les préparations cuites
- du vinaigre de riz éventuellement. Mais on peut le remplacer par n'importe quel vinaigre neutre.
- de la sauce de piment, dans une bouteille rouge en plastique un peu souple, parce que c'est bon quand ça pique.
- du nuoc mam pour faire des vinaigrettes originales et des plats vietnamiens
- de l'huile de sésame : la plus petite bouteille possible. Ou alors de la marinade coréenne.
- de la marinade coréenne : déjà, elle contient de l'huile de sésame, et donc la remplace avantageusement. Ensuite, elle permet de faire des mini-brochettes, et d'improviser des grillades originales.
- du chou haché en saumure, de préférence pimenté, pour faire un wok de poulet aux légumes
- du soja fermenté en bocal (miso) pour faire des petites soupes diététiques

Au rayon des épices

- différents sachets de pâte de curry. Ben oui, pour faire des currys. Attention, c'est extra fort, donc il faut en mettre 3 fois moins que ce qui est indiqué, pour un palais occidental qui aime quand ça pique.
- des cubes de bouillon vietnamien pour improviser des soupes aux nouilles et aux boulettes

Au rayon des conserves

- plein de petites boites de lait de coco : pour faire des desserts, des currys, des soupes à la carotte
- des litchis en boite pour faire des desserts ou des litchis farcis, ou un plat sucré-salé avec de la viande de porc
- des chataîgnes d'eau pour ajouter du croquant à tous les plats au wok
- du bambou pour faire des garnitures de dim sun

Au rayon des légumes

- du gingembre
- du basilic thaï et des petites aubergines mauves pour faire des aubergines au tofu
- ou des verdures variées pour faire des nouilles sautées

Au rayon des produits frais et des surgelés

- des feuilles à wonton pour faire des raviolis de toutes les sortes et des bouchées à la vapeur. Attention, ça ne se conserve pas éternellement, ce sont des pâtes fraîches. Par contre, on peut préparer une armée de raviolis et de bouchées et les congeler.
- un dessert vietnamien au lait de coco, aux algues et au tapioca pour se faire surprendre
- des brioches à la vapeur farcies au porc laqué. On peut aussi les prendre congelées.
- des raviolis pékinois surgelés (comme les gyozas japonais) pour les soirs de flemme
- du tofu pour les aubergines au tofu ou une soupe miso

Au rayon des produits secs

- des galettes à nems
- des nouilles de riz blanches
- des nouilles de blé jaunes
- des champignons shiitaké séchés
- du nougat au sésame à manger tout de suite

Au rayon des boissons

- des boissons aux fruits
- de la boisson à l'orge trop bizarre

J'avais déjà proposé ici plusieurs recettes un peu chinoises :

- Beignets de crabe et tofu
- Bouchées aux crevettes à la vapeur
- Liserons d'eau à la cantonaise
- Nouilles de riz au poulet à la cantonaise
- Soupe chinoise aux raviolis

Je continuerai à vous en mettre d'autres pour essayer tous ces ingrédients.

mercredi 6 février 2008

Risotto aux cèpes et aux langoustines

Un petit risotto orangé. Alors il faut s'en occuper et rester à côté tout le temps, par exemple avec un petit livre dans une main et la cuillère en bois dans l'autre. Sinon, c'est très facile.

Ingrédients

- Un poireau
- Une tasse de bisque de langoustines (faite avec des carapaces de langoustines, cliquer ici pour en savoir plus)
- 180g de riz à risotto
- Une poignée de cèpes séchés

Préparation

- Préparer le bouillon : hacher le poireau, le faire revenir dans un peu de beurre, puis ajouter la bisque de langoustines et de l'eau. Saler, poivrer, et laisser mijoter un bon moment.
- Faire revenir le riz dans un peu de beurre jusqu'à ce qu'il soit translucide.
- Ajouter une louche de bouillon brûlant et remuer jusqu'à l'absorption par le riz.
- Ajouter les cèpes, puis le reste du bouillon, louche par louche, en remuant à chaque fois, et en attendant que tout le bouillon soit absorbé avant d'en remettre. C'est là que c'est un peu fastidieux, mais ça vaut le coup, et avec un petit livre ça passe tout seul, pendant une vingtaine de minutes.

Des questions ?

- L'idéal est de ne pas remuer tout le temps, pour qu'une partie du riz attache un tout petit peu, ce qui donne une texture intéressante au risotto, et ce qui suppose de ne pas utiliser une casserole antiadhésive. Mais on n'est pas des dictateurs, hein.
- Le risotto se sert tout seul. Pas besoin de manger de la viande à tous les repas. Et il faut bien rentabiliser les langoustines.
- Si on n'a pas de langoustines, on peut aussi mettre du bouillon de poulet, mais ça n'est plus un risotto aux langoustines, et donc, à la limite, ça fera l'objet d'un prochain message, avec des informations confidentielles sur le bouillon de poulet.

Nombre total de pages vues