samedi 9 mai 2009

C'est bon, j'arrête

Je n'arrête pas le blog, hein. Ni les comparatifs de nouilles déshydratées. Ni les sondages express dans la colonne de gauche. J'arrête de chercher LA recette de brioches aux pralines de mes rêves, parce que je l'ai trouvée. Enfin, trouvée, c'est un peu excessif, parce que je n'ai pas non plus cherché.
Flashback : la semaine dernière, ici-même, je semi-ratais des brioches aux pralines (donc mangeables et pas mal, mais pas géniales). Une boulangère mégalomane s'est émue de mon sort, et m'a TOUT expliqué sur la brioche (merci, hein). Face à tant de gentillesse dans mon monde déjà joyeux et ensoleillé, je suis restée sur le cul (c'est semi-vulgaire, donc acceptable mais pas génial, de s'exprimer comme ça).

J'ai lu et relu les indications fournies par la boulangère mégalomane, et j'en ai extrait deux substances :
- d'une part, des informations très passionnantes pour me la jouer : Paupiette, tu te rends compte qu'en fait, le beurre, blah blah blah. Ok, mais j'aurai QUAND une brioche, gémit Paupiette en retour).
- d'autre part, une recette de brioche, à laquelle il suffisait de rajouter les pralines. Bon, autant ruiner le suspens tout de suite, faire une brioche, ça consiste surtout à manipuler du beurre. Par contre, niveau suspens, on est gâtés, parce que la brioche, ça prend du temps à faire.

Munie de ces deux substances, et de beurre, j'ai fabriqué des brioches. Verdict : ouh, délice. Evidemment, ce n'est pas la plus parfaite des brioches parfaites, parce que ça, c'est un métier, et pas le mien. Mais pour un samedi ou dimanche matin à la maison c'est vraiment plus que décent, surtout quand la boulangère du rez-de-chaussée est en week-end de trois jours. Bon, maintenant, on met le beurre à ramollir, on attache sa ceinture, et hop.



Ingrédients pour 6 brioches individuelles (message spécial pour Paupiette : brioche individuelle signifie que chaque personne a droit à UNE SEULE)

- 250g de farine
- 30g de sucre en poudre
- Le quart d'un cube de levure de boulangerie fraîche
- 3 oeufs froids
- 5g de sel
- 125g de beurre mou
- La bonne quantité de pralines roses

Préparation

- On met tout sauf le beurre dans la cuve d'un robot pétrisseur à crochet, et on allume en vitesse n°2.
- Pendant ce temps, on fouette le beurre bien mou pour en faire une pommade.
- Au bout d'un long pétrissage, la pâte a l'air d'une pâte. Il est temps d'ajouter le beurre petit à petit, en pétrissant à vitesse lente (donc n°1), puis de continuer à pétrir en vitesse n°2. On peut, par exemple, profiter de cet instant de sérénité pour laver le truc qui contenait le beurre.
- Ensuite, on ajoute les pralines, et on remue bien pour que, dans un souci de justice sociale parmi les mangeurs de brioche, elles se répartissent harmonieusement.
- Ensuite, on laisse reposer pendant 45 minutes avec un torchon posé sur le saladier. Un torchon propre, hein.
- Au bout de 45 minutes, on revient, et on donne un rabat à la pâte. Cela consiste à replier chaque bord de la pâte vers le milieu, et à la retourner, et cela sert à donner de la force à la pâte, dixit mon informatrice. May the force be with you, my dear brioche ?
- On relaisse 45 minutes (c'est le bon jour pour faire un marathon de séries), avec le torchon dessus.
- On revient, et on fait six boules de pâte, qu'on répartit harmonieusement sur des plaques, en les espaçant vraiment beaucoup.
- On retourne devant ses séries pendant une heure et demie (on en est déjà à 8 épisodes de 22 minutes, ou 4 de 45 minutes).
- On met le tout dans le four à 180°, tranquillos, pendant un quart d'heure.
- En théorie, il fallait dorer les brioches à l'oeuf. Je ne l'ai pas fait, parce que je n'avais plus qu'un oeuf, dont j'avais prévu de faire autre chose.

Des questions ?

Ben c'est pas à moi qu'il faut les poser, je n'y connais rien.

mercredi 6 mai 2009

Bagels avec de l'avocat dedans

57 personnes se sont déjà exprimées sur les sandwiches, dans le sondage juste là, à gauche, dont 4 étranges individus qui ont choisi "je hais les sandwiches". Evidemment, je ne me suis pas exprimée, mais je n'ai proposé que des sandwiches que j'aime. Il est temps, pour permettre à ceux qui n'ont pas encore voté de faire leur choix, que je propose quelques recettes de sandwiches, et en particulier des sandwiches qui se mangent à la maison (ils sont souvent meilleurs), tièdes ou chauds.

Aujourd'hui, une recette tirée d'un sympathique livre de sandwiches, burgers et croques. Il faut savoir que c'est dans ce livre que j'ai trouvé l'idée génialissime de mélanger du boeuf haché et de la merguez pour faire des burgers savoureux. Miam. Cela dit, le burger, ce sera un autre jour : cette fois, c'est un bagel, avec frites et salade. Je ne sais pas pour vous, mais ces derniers temps, je demande frites ET salade avec les sandwiches et les croques, quand je mange dans un bistrot. On m'a dit une fois que c'était impossible de me donner une demie portion de frites et une demie portion de salade, et qu'il était obligatoire de choisir. J'ai pris frites, et je n'y retournerai pas.



Ingrédients pour deux

- Deux bagels
- Un avocat très mûr
- 1 oignon nouveau (blanc et tige)
- Sauce pimentée mexicaine ou Tabasco
- Jus de citron
- Morceaux de poulet rôti (j'ai pris les deux blancs d'un tout petit poulet acheté au marché)
- 4 tranches fines de gouda

Préparation

- Peler l'avocat, et écraser la chair à la fourchette.
- Laver l'oignon nouveau, couper la tige en fines rondelles et le blanc en tout petits morceaux.
- Mélanger l'oignon à la purée d'avocat, saler, ajouter quelques traits de jus de citron et de la sauce pimentée (faut que ça pique !)
- Couper le poulet en morceaux.
- Ouvrir les bagel en deux.
- Tartiner les quatre moitiés de bagels de purée d'avocats.
- Poser les quatre tranches de gouda sur la purée d'avocat.
- Répartir le poulet sur les deux moitiés inférieures de bagels, et refermer le tout.
- Passer les bagels sous le gril deux ou trois minutes, ou au four bien chaud, pour que le fromage fonde un peu.

Des questions ?

- On peut prendre du cheddar à la place du gouda. Par contre, les fromages spécial hamburger ou spécial croque-monsieur, avec une vache hilare dessus, c'est dégueulasse.
- Pour le poulet, je trouve que c'est délicieux avec du poulet rôti froid. Eventuellement, on peut prendre du blanc de poulet, et le faire cuire à la poêle rapidement.
- Il faut un avocat vraiment bien mûr, qui s'écrase facilement.
- J'ai acheté des bagels surgelés. Je suppose qu'on peut les faire soi-même, ou en acheter des frais. A suivre.

L'avocat dans les sandwiches, c'est trop bon

- Dans un burger au poulet pané
- Avec du lard grillé dans une baguette croustillante
- Dans une tortilla au poulet

mardi 5 mai 2009

Une haleine de dragon coréen

Niveau shopping, je ne suis pas à fond sur les vêtements, ni sur les chaussures, et encore moins sur les sacs à mains. J'aime acheter des cd, en plastique, dans une pochette, et surtout, j'aime me balader dans les magasins asiatiques de vaisselle et de nourriture, vietnamiens, chinois, coréens, japonais, grands ou petits. Du coup, j'ai besoin d'un petit placard à vêtements, et d'un grand placard à bouffe. Parfois, j'achète des trucs immondes, comme ceci, et parfois je me régale, comme cela. Précisons qu'il y a quand même quelques produits que je n'ai absolument pas l'intention d'essayer : la salade de méduse chinoise, ou cet espèce de pâté vietnamien à la viande qu'on trouve parfois dans certaines soupes au resto, probablement préparé à base de rat frais mixé (vous avez remarqué que, la plupart du temps, les charcuteries des autres pays paraissent dégoûtantes, et ce, quel que soit le pays dont on vient ?).

Lors de l'une de ces flâneries shoppesques, je me suis acheté un pot de kimchi de chou, histoire de voir si c'était aussi bizarre et puant qu'on le dit. Une fois le pot acheté, j'ai cherché un peu partout ce que je pouvais faire avec mon ami le kimchi. Bizarrement, la cuisine coréenne ne déchaîne pas autant les cyber-passions que les autres cuisines asiatiques, je ne sais pas trop pourquoi. Moi, j'ai mangé deux fois au resto coréen, et j'ai adoré les deux fois (très différentes, peut être que je raconterai ça un jour), donc j'ai envie d'en savoir plus. Dans les librairies, pareil, pas beaucoup de livres de cuisine coréenne, et même dans les livres de cuisine asiatique "en général", pas de rubrique coréenne. Si quelqu'un sait pourquoi, ça m'intéresserait bien.

Alors, le pot de kimchi :

- Quand on l'ouvre, ça sent le chou fermenté, un peu comme de la choucroute, le piment, et surtout l'ail. Objectivement, oui, c'est un peu puant, appétissant mais puant. Pas un mets à prévoir pour draguer en tous cas (je n'ai aucune envie d'en savoir plus sur des gens qui miseraient sur du chou fermenté à l'ail pour séduire).
- Dans le pot, on trouve des lanières de chou assez larges, compactées, un peu humides et rouges. On peut le manger tel quel, c'est assez puissant, mais pourquoi pas.

Qu'est ce qu'on peut faire de bon avec du kimchi ?

- Le mettre dans une soupe de nouilles déshydratées comme ici.
- Le mettre dans une soupe de nouilles maison.
- Le mettre dans une soupe sans nouilles.
- En farcir des raviolis. Je n'ai pas essayé pour l'instant.
- Un tas de kimchi réveille complètement un simple bol de riz blanc, rien à ajouter de plus à part éventuellement avec un oeuf au plat sur le dessus. On obtient un repas rapide, savoureux et peu onéreux.
- Le servir comme condiment avec un plat mijoté, ou avec des brochettes.
- Le mettre dans un plat de légumes sautés.

Le verdict

C'est délicieux ! Et assez indescriptible... Paupiette a bien aimé aussi (en même temps, c'est au chou, c'était facile). Celui que j'ai acheté était moins piquant que je pensais. Je vais de ce pas en acheter un autre pot, et je commence une catégorie "recettes au kimchi".
Le kimchi se conserve assez longtemps, j'avais acheté le pot en janvier, mais je l'avais oublié...

Et vous, vous faites quoi avec le kimchi ?

lundi 4 mai 2009

Manger un plat gris

Tout le monde sait que l'aspect et la couleur des aliments compte énormément dans le plaisir qu'on prend (ou pas) à les manger, sauf pour trois sortes de personnes : ceux qui se contentent de se nourrir mais qui n'aiment pas trop manger, ceux qui mangent des protéines, des glucides et des lipides, peu importe le plat, et ceux qui n'aiment rien.
J'ai la chance de n'appartenir à aucune de ces catégories, et de me régaler à tous les repas ou presque, c'est pourquoi je me demande ce que donnerait un menu entièrement gris, les mêmes textures, les mêmes goûts et odeurs, mais gris. Dans l'autre sens, on sait comment ça marche : qui n'a jamais été horriblement frustré par des fruits ou des légumes d'une super couleur, totalement insipides ?

En attendant le jour où on me proposera un protocole scientifique pour une expérience grise, voici un plat gris, mais pour de bonnes raisons : du risotto à l'encre de seiche et aux calamars. J'ai tenté une cuisson inhabituelle pour ce risotto, parce que je ne suis pas restée debout à côté de la casserole pendant une demie heure, comme on fait traditionnellement, et c'était pas mal (pas parfait, mais vraiment bon quand même).



Ingrédients pour deux

- 170g de riz à risotto
- Un oignon
- Un demi verre de vin blanc sec
- Une gousse d'ail
- Deux petits sachets d'encre de seiche
- 150g de calamars préparés

Préparation

- Hacher l'oignon et écraser l'ail.
- Tailler les corps de calamars en rondelles.
- Faire mousser un bon bout de beurre à feu assez vif, et ajouter l'oignon et l'ail. Remuer, et laisser cuire sans colorer pendant trois ou quatre minutes.
- Ajouter les rondelles de calamars, et continuer la cuisson à feu vif pendant encore deux minutes.
- Ajouter le riz et bien remuer, et laisser cuire sans cesser de remuer pendant deux minutes supplémentaires.
- Verser le vin, et baisser le feu quand il est évaporé.
- Ajouter enfin le contenu des sachets d'encre et deux verres d'eau.
- Couvrir, et laisser cuire à feu doux pendant un petit quart d'heure, le temps que l'eau soit absorbée.
- Normalement, au bout d'un quart d'heure, l'eau est absorbée et le risotto est cuit. S'il reste de l'eau, on attend qu'elle soit absorbée. Si ce n'est pas cuit (le riz n'est pas tendre sous la dent), on rajoute un demi verre d'eau et on laisse cuire jusqu'à ce qu'il soit absorbé.

Des questions ?

- J'ai acheté l'encre de seiche en petits sachets à la poissonnerie.
- Je pensais que j'avais déjà expliqué comment préparer des calamars, mais en fait, non. En fait, j'étais persuadée d'avoir déjà mis une recette délicieuse de calamars farcis aux cèpes et au piment d'Espelette, cuits au four. Comme je ne la trouve pas, je vais sûrement la refaire et prendre quelques photos de la préparation des calamars. Grosso modo, il faut leur couper les tentacules, puis tirer sur la tête, et enlever la peau et le contenu pour obtenir des corps de calamars (je sais bien que ce n'est pas clair, dit comme ça).
- On peut faire ce risotto avec du fumet de poisson.

Encore du risotto !

- Risotto milanais au parmesan et au safran
- Risotto aux cèpes
- Risotto aux courgettes et au pesto avec des chips de jambon
- Risotto acidulé à l'oseille, à la roquette et au chorizo

dimanche 3 mai 2009

Une tentative de brioches aux pralines

J'adore les brioches aux pralines, un peu caramélisées, avec du rose qui déborde de partout. Malheureusement, on n'en trouve pas dans toutes les boulangeries, et même si on en trouvait, cela ne garantirait pas qu'elles sont parfaites. Avant toute chose, précisons que je sais où trouver des brioches aux pralines parfaites, à Coyote City, mais que le samedi matin, ça fait un peu loin, et le dimanche c'est probablement fermé.

La seule solution face à ce drame affreux, c'est de faire soi-même lesdites brioches. Autant vous dire tout de suite que mon premier essai a été désastreux. J'ai disposé des tas de pâte bien levée sur une plaque, j'ai refait lever une demie heure, et j'ai enfourné le tout. Malheureusement, la pâte était trop liquide ou trop chaude, et elle s'est lamentablement étalée pour faire des galettes plates immangeables. La deuxième tentative est ici, et elle nécessite un grand moule ou plein de petits, parce que la pâte ne se tient toujours pas. Cela dit, c'est présentable et même joli, et très bon. J'ai pris la recette du Larousse des desserts. Attention, il faut commencer très longtemps avant de commencer à avoir envie de brioche...

Je continue à expérimenter, et je vous tiens au courant, en espérant qu'à la fin du paquet d'un kilo de pralines roses, j'aurai trouvé la recette idéale.



Ingrédients pour une vingtaine de petites brioches

- Un sachet de levure de boulangerie
- 190g de farine
- 20g de sucre en poudre
- Une pincée de sel
- 3 oeufs
- 150g de beurre bien mou
- 100g de pralines roses

Préparation

- Délayer la levure dans un demi verre d'eau tiède, et laisser gonfler quelques minutes.
- Placer la farine dans le bol d'un robot, ajouter la levure, et le sucre et commencer à pétrir à vitesse lente. Ajouter le sel au bout de quelques instants.
- Ajouter les oeufs un par un, en attendant à chaque fois que l'oeuf précédent soit bien incorporé, et continuer le pétrissage.
- Quand la pâte devient bien homogène, ajouter petit à petit le beurre coupé en morceaux, et poursuivre le pétrissage.
- Quand la pâte se détache des parois, ajouter les pralines et bien les incorporer.
- Laisser la pâte doubler de volume dans un endroit bien chaud. Cela prend environ 3 heures.
- Au bout des trois heures, écraser la pâte avec le poing pour en faire sortir le gaz, et la remettre à lever une heure environ.
- Répartir la pâte dans des petits moules (ou pourquoi pas dans un grand, mais je trouve que c'est vraiment moins bien), et laisser lever une demie heure avant d'enfourner. Il faut remplir les moules aux trois quarts environ.

Shopping et questions

- J'ai acheté les pralines chez G. Detou, rue Tiquetonne, à Paris.
- Les brioches qu'on ne mange pas tout de suite se conservent trois jours dans une boîte métallique. Peut-être même plus longtemps, mais on avait tout mangé.

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