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dimanche 3 juillet 2011

Les différences dans un bol de petits pois, la saison des soupes froides

 
Depuis le dernier message, pendant que vous réfléchissiez à l'apéro de rêve absolu, j'ai fait pas mal de choses :
- vu des Japonais sereins, un printemps magnifique, et incroyablement peu de touristes
- commencé la saison des glaces en cornet, et le dilemne du deuxième parfum, surtout quand l'une des boules est à l'amande. Pour l'instant, pâte d'amande-abricot tient la corde, suivi par lait d'amandes-fleur d'oranger) 
- constaté, incrédule, que personne n'avait voté pour l'apéro à la Grim blanche et aux petits bretzels 
- lu quelques excellents livres
- rempoté mon yucca et annoncé avoir "fait du jardinage" le week end en question
- appris que la gestation des éléphantes dure deux ans, et qu'on ne peut vraiment pas dire que les petits pois soient tous pareils 
- échoué à photographier décemment une soupe vert clair

Pour ceux qui habitent dans le sud, je suppose que c'est un peu trop tard, mais à Coyote-City, on en est encore aux petits pois, et pas du tout aux tomates et aux aubergines, d'où une soupe toute fraîche, impossible à photographier, qui sera la huitième manière de manger le chorizo.


Ingrédients pour deux 

- 600g de petits pois frais dans leurs cosses
- 1 cube de bouillon de légumes
- 2 oignons nouveau 
- 1 cuillerée à soupe de crème épaisse
- 5 cm de chorizo



Préparation 

- Ecosser les petits pois en écoutant de la bonne musique, ou en racontant sa vie.
- Peler le chorizo et le couper en petits morceaux.
- Emincer l'oignon nouveau, vert et blanc.
- Faire rissoler le chorizo dans son gras à feu assez vif, puis baisser le feu et ajouter les oignons
- Faire revenir quelques minutes.
- Ajouter les petits pois, le cube de bouillon, et 75 cl d'eau.
- Laisser mijoter à feu doux un quart d'heure environ. Ca cuit vite, et si ça manque d'eau, il faut en rajouter. 
- Passer le tout au blender, en mettant un peu de bouillon de côté pour ajuster la texture. 
- Ajouter la crème, transvaser le tout dans des récipients appropriés, et réfrigérer au moins deux heures. 
Des questions ? 

- Pas de crème légère, parce que ça sert à rien, que c'est moins bon, et que ça gélifie au frais. Il faut mieux mettre du yaourt brassé, quand on a peur de la vraie crème.
- Nos amis végétariens feront la même avec des feuilles de menthe et du paprika, et ceux qui aiment ce qui est dégueulasse ajouteront probablement à un moment ou à un autre du fromage de chèvre.  
- C'était comment le Japon ? Beau, plutôt serein, mais quand même (en apparence) beaucoup plus fragile que l'an dernier. Le printemps et les cerisiers étaient exceptionnels, et le Kyushu a désormais une ligne de Shinkansen qui permet d'y circuler facilement, et donc des auberges sympas et accueillantes. 
- Les petits pois en boîte, c'est infect, mais on peut faire cette jolie soupe avec des petits pois surgelés. Je n'en vois pas trop l'intérêt, parce que le plaisir des petits pois, c'est l'écossage et la rareté.
- Pourquoi huit manières de manger le chorizo ? Parce que.



Les 8 manières de manger le chorizo : 
- Avec du Tio Pepe à l'apéro, l'un des incompréhensibles petits scores du dernier sondage
- avec les petits pois en soupe froide, ça fait 8 

dimanche 6 septembre 2009

Interlude court, facile et pas cher

Hier, j'ai publié un message incroyablement long sur les moules-frites. Demain, je parle d'un plat subtil et luxueux, avec des girolles. Alors, pour ne décourager personne, aujourd'hui, pas de baratin, et un petit plat facile et pas cher, avec des pâtes dedans. Les dingos de la viande, qui ne peuvent pas imaginer un repas sans un bout de bête morte, pourront mettre du jambon cru dans le gratin. (J'adore le steak tartare et le poisson cru, si cette phrase vient de choquer quelqu'un, mais je ne vois vraiment pas l'intérêt de manger de la viande à tous les repas...)

(il fait de plus en plus sombre à l'heure du dîner...)

Ingrédients pour deux :

- 100g de penne crues
- 400g de courgettes
- 3 échalotes
- 2 tomates
- 1 boule de mozzarella
- 5cl de vin blanc
- Piment d'Espelette
- Thym

Préparation

- Couper les courgettes en tranches fines au robot ou à la mandoline, et les faire cuire à la vapeur pendant 8 à 10 minutes. Elles doivent rester un peu fermes.
- Faire cuire les pâtes al dente, égoutter, rincer à l'eau froide.
- Couper les tomates en dés.
- Emincer les échalotes, les faire revenir dans un tout petit peu de beurre ou d'huile d'olive. Quand elles deviennent translucides, au bout de deux ou trois minutes, ajouter le vin blanc et laisser frémir deux minutes.
- Emietter la mozzarella.
- Réunir les pâtes, les courgettes, les tomates, la mozzarella, et les échalotes au vin blanc dans un plat à gratin, ajouter le thym et le piment, saler et bien remuer.
- Laisser gratiner 10 minutes au four.

mardi 25 août 2009

Les plats froids mais hot de l'été, part 6 : la plus sexy

Voici enfin la dernière recette du sondage des plats froids mais hot de l'été : celle qui a été plébiscitée par un tiers des participants, la salade de tomates, citron vert, avocat et daurade crue. Je reconnais que je suis assez contente que du poisson cru remporte le concours, et de toutes façons je n'ai pas proposé de recette que je n'aimais pas. Cela dit, je ne comprends pas l'engouement démesuré pour ce plat : parce que c'est le plus facile ? parce qu'il est tellement diététique ? à cause des tomates ? parce qu'il implique de faire des sourires charmants au poissonnier ?

La recette que je vous propose n'est pas parfaite : il aurait fallu quelque chose d'un peu croquant dans la salade, comme des cubes de concombre, ou éventuellement du céleri. Mais, honnêtement, qui se soucie de perfection ?


Ingrédients pour deux

- Une daurade très fraîche de 400 à 500g, vidée, filets levés, sans la peau
- 500g de tomates, de préférence des variétés un peu originales, et de toutes façons de bonnes tomates qui ont du goût. Ca veut dire qu'il est totalement impossible de faire cette recette en hiver ou au printemps : les bonnes tomates n'ont pas poussé.
- 1 demi avocat mûr
- 6 tiges de ciboule
- 2 citrons verts
- Sauce pimentée, type Tabasco

Préparation

- Couper la daurade en dés.
- Prélever les suprêmes de citron vert, c'est à dire les quartiers sans la fine membrane autour, et les couper en dés.
- Mélanger les dés de poisson et ceux de citron, saler, et laisser mariner le temps de préparer le reste (pas plus de vingt minutes).
- Couper les tomates et les avocats en dés.
- Ciseler la ciboule.
- Réunir le tout dans un saladier et arroser de sauce pimentée.

dimanche 23 août 2009

La courgette classe

Hier, on a mangé une soupe d'été vraiment originale, qui change un peu des variations habituelles sur les courgettes, en frittata, farcie à la ricotta, en mouttabal, avec de la polenta, ou sur une pizza. J'aurais presque envie que la saison des courgettes continue encore longtemps, pour expérimenter d'autres soupes d'été, à part celle-là et la soupe froide courgette, basilic et mozzarella. (Je sais bien que la saison des courgettes est loin d'être finie)

L'idée, c'est une soupe veloutée à la courgette, au fenouil, et au raz-el-hanout, servie bien froide avec des tagliatelles de courgette croquantes. Intéressant, non ? Les tagliatelles croquantes sont une vraie bonne idée, d'abord parce qu'elles permettent un petit effet photographique (quand on sait à quel point les soupes sont difficiles à photographier...), et surtout parce qu'elles réveillent un peu la texture de la soupe.


Ingrédients pour deux

- 500g de courgettes
- 200g de pommes de terre
- Un petit bulbe de fenouil
- Un gousse d'ail
- Un oignon
- Un cube de bouillon de volaille
- 2 cuillerées à soupe de crème épaisse
- 1 cuillerée à soupe de raz-el-hanout

Préparation

- Laver les courgettes, peler une lanière sur deux.
- A l'aide d'un économe, peler des tagliatelles de courgettes d'un centimètre de large jusqu'au coeur et aux pépins. Il faut obtenir deux tas un peu plus petits que le poing de tagliatelles.
- Couper le reste des courgettes en cubes.
- Peler les pommes de terre, et les couper en cubes.
- Emincer le fenouil.
- Hacher l'oignon et l'ail.
- Faire fondre une noix de beurre dans la casserole, et quand il mousse, ajouter l'ail et l'oignon. Saupoudrer de raz-el-hanout au bout de deux minutes.
- Avant que l'oignon ne colore, ajouter les pommes de terre et le fenouil, puis le cube de bouillon et un litre d'eau. Laisser mijoter à feu moyen pendant 10 minutes.
- Ajouter ensuite les cubes de courgettes, puis laisser mijoter jusqu'à ce que les pommes de terre soient tendres (un petit quart d'heure pour moi).
- Pendant ce temps, faire cuire les tagliatelles de courgette deux minutes à l'eau bouillante salée, puis rincer immédiatement à l'eau froide. Réserver dans une boîte au frigo.
- Quand la soupe est cuite, mixer finement, ajouter la crème, bien mélanger, et laisser refroidir.
- Une fois que la soupe est refroidie, réserver au frigo pendant au moins 4 heures.
- Pour le service, répartir la soupe dans des assiettes creuses. Déposer au milieu un tas de tagliatelles froides, et décorer de ciboulette ciselée.

vendredi 21 août 2009

Les plats froids mais hot de l'été, part 5 : celui qui n'intéresse personne

Les nouilles soba glacées n'ont séduit que deux votants jusqu'à maintenant. C'est ridiculement peu, et un peu triste, parce que c'est mon plat préféré parmi cette sélection estivale. Cependant, rien n'est perdu : il est quasiment certain que les soba n'intéressent personne uniquement parce que personne ne les connaît.

La recette d'aujourd'hui est japonaise, facile, et à même de rendre justice à un délice injustement méconnu. Il faut trouver quelques ingrédients japonais vraiment basiques, en gros, ce que l'honnête homme qui aime la cuisine japonaise a forcément dans son placard : mirin, shôyu, wasabi, algues nori, et évidemment les soba. Il s'agit de nouilles de sarrasin (je suppose que cela convient à ceux qui ne mangent pas de gluten), fines comme des spaghettis, à section carrée. Elles sont vendues en petits fagots retenus par un ruban de papier noir, et on les trouve en version standard, ou en version au thé vert. On peut les manger froides ou chaudes, par exemple en soupe. La recette d'aujourd'hui est la plus simple possible : les nouilles sont cuites puis rafraîchies, et trempées dans un bol (assez grand) de sauce froide, qu'il vaut mieux préparer à l'avance.



Ingrédients pour une personne

- Un ou deux fagots de soba, selon l'appétit
- 5cl de mirin
- 5 cl de shôyu
- 3 tiges de ciboule
- Wasabi
- Un petit carré d'algue nori grillée

Préparation

- Réunir dans une petite casserole le mirin, le shôyu, et 15 cl d'eau. Porter à ébullition, laisser mijoter 3 minutes, puis baisser le feu et laisser réduire 5 minutes. Réserver au frais.
- Ciseler la ciboule et la feuille de nori.
- Mélanger dans un bol la sauce refroidie, la ciboule et le wasabi.
- Faire cuire les nouilles soba comme indiqué sur le paquet. Ha, ha, c'est écrit en japonais. Sauf qu'en général, il y a des dessins très explicites : ça se cuit à l'eau bouillante, et la durée est souvent écrite en chiffres romains. Et puis rien n'empêche d'apprendre le japonais, hein ?
- Quand les nouilles sont cuites (elles restent très fermes), les rincer longuement à l'eau bien froide.
- Servir les nouilles avec leur sauce, idéalement sur un petit tamis en bambou, sinon dans une assiette, recouvertes d'algue ciselée.

mardi 18 août 2009

La courgette est le poireau de l'été

La courgette, c'est un peu le poireau de l'été. C'est plutôt savoureux, assez adaptable, on peut faire des myriades de recettes différentes et variées avec, et c'est bon pour la santé/le régime. Pas comme la betterave, par exemple, dont je me lasse à la 4e betterave crue de la saison, alors qu'il en reste encore 15 à venir. Et pas comme les épinards, dont je suis totalement incapable de me lasser.

Cependant, un jour, pour la courgette comme pour le poireau, mystérieusement, ça suffit, et on se retrouve à hurler STOP dans la cuisine, devant la soixantième courgette de la saison. On se remet à attendre le poireau, on pleure d'émotion quand la dernière courgette laisse place au premier poireau, et on change ENFIN de légume. Et là, c'est le miracle de la nature : le cycle recommence, et au bout d'une soixantaine de poireaux, on se surprend à attendre et espérer la courgette. Pour l'instant, on en est à peu près au milieu, à peu près au moment de manger une frittata aux courgettes, aux pommes de terre, et au basilic.

Grosso modo, la frittata est une grosse omelette qui se mange froide, un peu comme la tortilla espagnole. Avec un nom un peu plus exotique qu'omelette, elle devient tout de suite incroyablement séduisante : "j'apporte une frittata italienne au pique-nique", ça a l'air un peu plus classe qu'omelette. J'imagine qu'il y a des pays dans lesquels on dirait "j'apporte une omelette", avec un petit accent, et ce serait chic. Tout ça pour dire qu'il va falloir des courgettes, des patates, du basilic, et des oeufs.


Ingrédients

- 3 courgettes
- 3 petites pommes de terre
- 1 gros bouquet de basilic
- 7 oeufs
- 20cl de crème liquide
- Huile d'olive, sel, poivre, piment

Préparation

- Faire cuire les pommes de terre à l'eau pendant 10 minutes, jusqu'à ce qu'elles soient à moitié cuites.
- Râper les courgettes et les pommes de terre pelées à la râpe à gros trous.
- Laver et ciseler le basilic.
- Fouetter les oeufs et la crème en omelette, ajouter le basilic, assaisonner avec le sel, le poivre et le piment. Il faut assaisonner beaucoup, parce que les parfums ont tendance à être plus fades quand le plat a refroidi.
- Faire revenir les courgettes et les pommes de terre dans une sauteuse antiadhésive à bords hauts, dans de l'huile d'olive à feu assez vif pendant 5 minutes en remuant souvent.
- Baisser le feu, ajouter les oeufs battus, remuer légèrement pour que tout se mélange bien, et laisser cuire à feu moyen pendant un bon quart d'heure. Le dessus de l'omelette doit être pris.
- Laisser refroidir dans la sauteuse, puis démouler l'omelette.
- On peut la manger seule, ou avec du coulis de tomates.

lundi 17 août 2009

Les plats froids mais hot de l'été, part 4 : le plus facile

J'ai l'impression que le sondage sur le côté, à gauche, n'est pas très visible. Il y a toujours un sondage en cours ici, et bizarrement, j'ai beaucoup moins de réponses que de visites. Soit mes sondages sont pourris, soit ils ne se voient pas. J'espère que c'est plutôt la deuxième solution. Au cas où le sondage serait pourri, je m'obstine quand même à finir les recettes des plats froids mais hot de l'été, avec aujourd'hui un plat de fainéant : poulet froid, mayonnaise, salade verte.

Pour le poulet, fastoche : tout rôti, au marché ou chez le boucher. On n'allume pas son four pendant une heure et demie au milieu de l'été.

Pour la salade verte, fastoche aussi : au marché, en même temps que le poulet.

Pour la mayonnaise, elle est faite maison, mais sans gros effort : je fais la mayonnaise dans un blender, et elle est à chaque fois parfaite.

Dans un souci d'originalité, j'ai ajouté des tomates à la salade verte, et aromatisé la mayonnaise au curry. Si on est raffiné, on peut même faire carrément une salade Caesar.



Ingrédients

- 1 oeuf entier, à température ambiante
- 1 cuillerée à soupe de moutarde forte
- 1 cuillerée à café de curry
- 1 cuillerée à soupe de vinaigre
- huile

Préparation

- Dans un premier temps, on mélange tous les ingrédients sauf l'huile.
- Ensuite, on met dans le blender ce mélange, et on ajoute l'huile en filet pendant que le blender tourne à vitesse lente, jusqu'à ce que la mayonnaise soit montée.

vendredi 7 août 2009

Les plats froids mais hot de l'été, part 3 : rillettes de maquereau

Dans le sondage sur le côté, sur les plats froids mais hot de l'été, j'avais proposé des rillettes de maquereau avec du pain au seigle et des concombres à l'aneth. Bizarrement, ça ne tente que 5 participants au sondage, c'est à dire quand même 3 de plus que pour les soba glacées (mais probablement parce que c'est moins connu ?), mais moins que le houmous de fèves fraîches. La salade de dorade crue est complètement plébiscitée, probablement parce que tout le monde ici a fini par s'habituer à l'idée que le poisson, c'est meilleur cru. Même le maquereau. Sauf en rillettes.

Comme je ne voulais pas avoir la honte en proposant une recette qui ne plaît qu'à cinq personnes, j'ai un peu changé : on ne mange plus les rillettes avec du pain au seigle, mais avec des blinis de pois chiches. Attention, il faut faire les rillettes à l'avance, pour qu'elles aient le temps de refroidir, et que les parfums puissent se mélanger. La pâte des blinis doit lever un peu aussi, d'ailleurs. La recette semble longue, mais en fait ce n'est pas très compliqué.


Ingrédients

Les rillettes

- 2 maquereaux frais, vidés
- Un court bouillon composé de :
- 1 carotte
- 1 tige de céleri
- 1 oignon
- 1 gousse d'ail
- 1 verre de vin blanc
- 3 petits suisses
- 4 oignons nouveaux, avec leurs tiges
- 1 bouquet de ciboulette
- de la sauce mexicaine au piment (ou du Tabasco, mais ce sera moins bon)
- 3 cuillerées à soupe de jus de citron
- Sel, poivre
- 1 cuillerée à café de wasabi

Les blinis

- 75g de farine de blé
- 75g de farine de pois chiches
- 25cl de lait
- 2 oeufs
- 1 sachet de levure
- 1 cuillerée à soupe d'huile
- 1 pincée de sel

Préparation

Les rillettes

- Préparer le court bouillon : cela consiste à mettre dans une grande marmite tous les ingrédients du court-bouillon, coupés en morceaux pour les légumes, et à recouvrir le tout d'eau. Puis on porte à ébullition.
- A ébullition, placer les deux poissons dans la marmite, et éteindre le feu au bout de cinq minutes. Laisser refroidir dans la marmite.
- Hacher les oignons nouveaux, ciseler la ciboulette.
- Prélever la chair des poissons refroidis, en prenant soin d'ôter les arêtes.
- Mélanger la chair de maquereau avec les autres ingrédients des rillettes, ajuster l'assaisonnement, et réserver au frais.

Les blinis

- Délayer la levure dans le lait tiède, et mélanger avec la farine de blé. Laisser reposer une heure ou deux dans un endroit tiède.
- Séparer les blancs des jaunes d'oeuf.
- Ajouter les jaunes, la farine de pois chiches, le sel et l'huile au mélange à base de farine de blé, qui doit être devenu plein de bulles.
- Battre les blancs en neige ferme.
- Incorporer délicatement les blancs au reste de la pâte, en prenant soin de ne pas les casser.
- Faire chauffer une poêle antiadhésive, la huiler légèrement avec un petit chiffon, et faire cuire les blinis à feu moyen. Il faut les retourner quand ils ont plein de bulles sur le dessus.

vendredi 10 juillet 2009

Les plats froids mais hot de l'été, part 2 : hommage à Michael Jackson

Il fait chaud, on transpire et on n'a pas très faim. Les circonstances idéal pour essayer les plats froids mais hot de l'été, et se décider pour le sondage juste là sur la gauche. Comme il faut chaud et que je transpire, je n'ai pas le courage d'écrire un long baratin de présentation des aubergines au yaourt et au curry. C'est une salade froide, d'une consistance un peu comme une purée. On peut la manger toute seule, ou avec du riz basmati froid ou chaud, ou avec des pommes de terres cuites à l'eau ou rôties au four, froides ou chaudes.Et quand il fait moins chaud que prévu, on peut même manger les aubergines chaudes.

Ce plat est aussi une occasion rêvée de participer à l'hilarant hommage rendu par kibou à Michael Jackson : En hommage à Michael Jackson, on mange un plat qui ne ressemble à rien.
Voilà une photo qui ne fait vraiment pas envie, mais télévisée et médiatique, des merveilleuses aubergines au yaourt et au curry.


Ingrédients pour deux

- Une très grosse aubergine ou deux moyennes
- Une boîte de tomates concassées
- 1 gousse d'ail
- 2 cuillerées à soupe de garam massala (ou du curry en poudre)
- 1 yaourt brassé

Préparation

- Peler l'aubergine, et la couper en cubes.
- Ecraser la gousse d'ail.
- Faire chauffer une cuillerée à soupe d'huile d'olive dans une grande sauteuse. Ajouter le garam massala, et faire revenir jusqu'à ce qu'une bonne odeur d'épices se dégage.
- Ajouter ensuite l'ail, puis, deux minutes plus tard, l'aubergine et les tomates.
- Laisser mijoter 40 minutes à feu doux. On doit obtenir une consistance proche de la purée. Si nécessaire, ajouter un peu d'eau pour éviter que le mélange n'attache.
- Laisser refroidir, incorporer le yaourt et bien mélanger.
- Réserver au frais plusieurs heures avant de manger le plat bien froid.

jeudi 25 juin 2009

Le plat de la réconciliation

Comme je le racontais hier, j'ai eu des bettes dans mon panier de légumes. Pendant longtemps, j'ai associé les bettes à un gratin dégueulasse, et je n'en ai pas mangé. J'avais d'ailleurs le même problème avec les choux de Bruxelles, associés à de la viande mal cuite, et les endives au jambon, amères dans un plat plein de flotte.
Depuis, j'ai tout regoûté, et je me suis aperçue, soit que j'avais tort, soit que j'ai mangé ces plats pas très bien préparés, dans des cantines. En fait, tous ces légumes sont bons. Paupiette est resté à ses anciens préjugés, par contre.

Le bon petit plat aux bettes de cette semaine utilise les côtes et les feuilles, tout simplement parce que je n'avais pas assez de chaque pour faire deux plats séparés. Il utilise aussi un autre aliment à préjugés, encore que je l'ai toujours aimé : l'anchois. Et pas grand chose d'autre. Donc, potentiellement, un plat qui attire des hurlements : "aaaaah, des côtes de bettes avec des anchois, c'est immonde, je vais chercher un kebab", mais aussi potentiellement une réconciliation avec deux aliments pas évidents. La recette est pour une personne, un soir solitaire, mais je vous encourage à tenter pour un peu plus de monde à table.

(recette pour une personne, pas de photo, elle était trop moche, ce n'est pas moi qui prends les photos ici)

Ingrédients

- 375 g de bettes (ça paraît précis, mais c'était la ration prévue dans le panier)
- Une gousse d'ail
- 1 oignon nouveau avec sa tige
- 8 filets d'anchois à l'huile (ou plus, c'est si bon...)
- 1 cuillerée à soupe d'huile d'olive

Préparation

- Laver les bettes, et séparer les côtes des feuilles.
- Couper les côtes en tout petits morceaux, et les faire cuire dix minutes à la vapeur.
- Ciseler les feuilles des bettes et émincer l'oignon.
- Ecraser l'ail et les anchois dans un mortier, pour obtenir une pâte.
- Faire revenir la pâte aux anchois et à l'ail dans une sauteuse à feu assez vif. Normalement, l'huile des anchois devrait suffire à empêcher que ça ne brûle.
- Au bout de cinq minutes, ajouter les côtes de bette cuites, les feuilles ciselées et les oignons, et un peu d'eau, et baisser le feu. Laisser cuire trois à quatre minutes, puis servir.
- Au moment de servir, verser un filet d'huile d'olive sur le plat.
- On peut rajouter du parmesan dessus, mais je n'en avais pas.

Avec d'autres bettes :

- Un super plat de pâtes à la scamorza fumée
- Des chaussons libanais
- Ou un bon vieux gratin à la béchamel, avec une tonne de muscade ?

dimanche 21 juin 2009

Les plats froids mais hot de l'été, part 1

Les lecteurs aux yeux de lynx auront remarqué un nouveau sondage sur la gauche. Certains sont peut-être déjà en train de faire des pronostics pour savoir qui gagnera. Quelques uns ont déjà voté. C'est beau, cet exercice démocratique. L'idée, c'est de voter pour le plat froid qui nous fera regretter l'été lorsque l'automne sera enfin là. (J'adore l'automne).

Moi, je ne vote pas, pour des raisons évidentes : comme j'ai choisi les plats que je mettais dans le sondage, je les trouve tous bons, et à même de nous faire patienter jusqu'à la saison du potimarron, de la saucisse de Morteau, et des poires. (J'adore vraiment l'automne).

Par contre, bien que ne votant pas, je dois d'une part permettre à Paupiette d'exprimer son suffrage en goûtant les six candidats, et d'autre part permettre à d'éventuels testeurs qui veulent voter en leur âme et conscience d'essayer les plats chez eux. Tout ça pour introduire la recette du hoummous de fèves fraîches.

Ingrédients

- Des fèves fraîches (ah, on s'en serait douté, vu le nom), un grand bol sorties de leurs cosses
- Du tahin (ça aussi, on aurait pu s'en douter, vu le nom), une cuillerée à soupe
- 2 cuillerées à soupe de jus de citron
- 2 cuillerées à soupe d'huile d'olive
- 1 cuillerée à café de graines à roussir rapidement grillées à la poêle

Préparation

- Faire cuire les fèves cinq minutes à la vapeur.
- Rafraîchir les fèves sous de l'eau bien froide, puis les peler.
- Mixer les fèves avec le tahin, une pincée de sel, les graines à roussir poêlées et le jus de citron.
- On doit obtenir une pâte qui a la consistance du hoummous. Eventuellement, rajouter un peu d'eau, petit à petit (si c'est trop liquide, c'est foutu, donc attention).
- Ajouter l'huile d'olive à la fin.

Des questions ?

- On mange ce hoummous avec du pain de seigle grillé, ou dans une assiette avec des poivrons rôtis et une salade de tomates, ou à l'apéro. Tout est possible.
- Les graines à roussir, c'est un mélange antillais qu'on m'a très gentiment ramené de Martinique. Il faut le faire griller un peu avant de l'utiliser, et il contient du cumin, du fenugrec et des graines de moutarde. On peut le remplacer par du cumin en graines ou éventuellement en poudre.
- Le tahin, c'est de la crème de sésame. On le trouve dans les épiceries libanaises. Pour finir le pot, pourquoi pas du hoummous aux pois chiches, ou un mouttabal de courgettes, ou du caviar d'aubergines ?
- Le verdict : c'est vert, c'est joli, et vraiment savoureux. J'ai adoré. Paupiette a trouvé que le hoummous classique aux pois chiches était tellement inégalable que celui-ci ne pouvait pas être meilleur (du bon hoummous, hein, parce qu'on en a tous déjà mangé du dégueulasse).

dimanche 14 juin 2009

Une solution au drame de l'été

Tout comme le monde, l'été se divise en deux catégories : ce qui fait plaisir, et ce qui pose problème.
Parmi ce qui fait plaisir, on trouve, en vrac, les cerises, faire du roller le matin avant qu'il ne fasse trop chaud, certains légumes comme le concombre, les apéros en terrasse. Dans la catégorie problèmes, les guêpes autour des cerises, faire du roller alors qu'il fait trop chaud, les films de super héros au cinéma, l'hégémonie de la ratatouille et de la salade de tomates, ne pas pouvoir dormir sous une grosse couette, et l'absence de soupe. Et plein d'autres plaisirs, et plein d'autres problèmes, évidemment.

La recette d'aujourd'hui met de bonne humeur, parce qu'elle résout l'un de ces problèmes : c'est une soupe froide et fraîche. Pour ceux qui ne suivent vraiment pas, aucun rapport avec les guêpes et les super héros : ici, c'est un blog de cuisine, on résout le drame de l'absence de soupe. La soupe est verte, fraîche et pleine d'algues. On peut éventuellement s'en passer, en cas de préjugés anti-algues, mais ce serait dommage et très fade.



Ingrédient pour un bol

- Un demi concombre
- Un demi avocat bien mûr
- Un yaourt brassé
- Un quart de feuille d'algue nori
- Une cuillerée à café d'algue wakamé séchée
- Une cuillerée à soupe de jus de citron
- Sel, Tabasco

Préparation

- Peler une lanière de peau sur deux du concombre. Le couper en petits morceaux.
- Peler l'avocat et le couper en petits morceaux.
- Réhydrater l'algue nori dans un petit bol d'eau.
- Passer tous les ingrédients sauf l'algue nori au blender pour obtenir une soupe, éventuellement avec l'eau des algues si c'est trop épais, et saler.
- Laisser reposer une demie heure au frigo avant de servir parsemé d'algue nori ciselée.

samedi 23 mai 2009

Pizza No Expectations

On croit souvent que les Rolling Stones n'ont joué que Satisfaction, Paint it Black et deux ou trois autres chansons. En fait, leur discographie est merveilleuse jusqu'à 1972 (après ça se gâte, à part quelques bons lives), et mérite d'être écoutée attentivement, y compris les chansons un peu moins connues de Between the buttons, par exemple.

Pour la pizza, c'est pareil. On a tendance à penser que la pizza, c'est tomate, jambon, champignons, fromage, et relativement souvent, on se retrouve avec du gruyère sur la pizza, ce qui correspond grosso modo à une reprise des Rolling Stones par Barry White. BERK, en un mot. Pour ceux qui ne me croient pas, faites donc un tour en Italie, ou regardez donc un bon livre de cuisine italienne, comme La cuillère d'argent, et vous verrez bien que la sauce tomate est un ingrédient totalement facultatif, et que la pizza blanche, c'est très bon aussi.

La pizza No Expectations ne contient donc pas de sauce tomate, ni de jambon, ni de champignons, mais elle est absoluement exquise et raffinée. J'ai exceptionnellement pesé les ingrédients de la pâte : en quelque sorte, je dévoile mon secret. Whoah. Les plus attentifs remarqueront que pour peu qu'on ait un robot à crochet, il n'y a rien de plus facile à faire, et que la préparation prend 5 minutes à tout casser.

Ingrédients pour deux

La pâte
- 250g de farine
- le quart d'un cube de levure fraîche, ou un sachet de levure de boulangerie
- 20cl d'eau tiède
- une pincée de sel
- 7cl d'huile d'olive

La garniture
- 2 petites courgettes coupées en rondelles
- 12 pétales de tomates séchées à l'huile d'olive
- une boule de mozzarella
- origan

Préparation

- Pour faire la pâte, on prend ses mains ou un robot. Dans les deux cas, on met la farine dans un grand saladier, on creuse une fontaine au milieu, et on y met la levure émiettée et l'eau tiède.
- On attend cinq minutes, puis on commence à pétrir, à la main ou au crochet. Au bout de trois minutes, on ajoute le sel et l'huile, et on laisse tourner le robot ou ses mains dix minutes.
- On transfère cette belle pâte dans un saladier huilé, et on laisse lever une heure.
- Au bout d'une heure, on divise la pâte en deux, et on l'étale le plus finement possible au rouleau bien fariné.
- Puis on parsème chaque pizza de mozzarella déchirée en petits morceaux (pas en tranches), de rondelles de courgettes, et de petits morceaux de tomates séchées.
- On saupoudre le tout d'origan, et on enfourne jusqu'à ce que ça ait l'air bon (un petit quart d'heure, à peu près).

samedi 13 septembre 2008

Une dernière salade d'été quand même

La cuisine d'été, avec des tomates, des poivrons, des légumes à ratatouille, ça ne m'intéresse pas trop. Ce que j'aime, c'est la soupe, les plats d'hiver qui réchauffent, et la choucroute. J'ai déjà parlé de ça, pas plus tard qu'hier par exemple. J'ai la chance d'habiter à Coyote City, où il fait quand même souvent froid ou gris, ce qui me permet de me faire plaisir pendant que les autres se plaignent. Ceci dit, j'ai quand même fait un dernier plat estival, histoire de terminer cette saison pas intéressante pour de bon. C'est une salade tiède un peu marocaine, avec des légumes et du poulet. Si, c'est bon quand même. Simplement, je préfère la soupe de potimarron.



La salade contient :

- 1 gros blanc de poulet, mariné une nuit dans une cuillerée à soupe d'huile d'olive et une cuillerée à soupe de raz-el-hanout, puis grillé et coupé en lanières
- 1 poivron rôti au four, épluché et coupé en lanières
- 3 tomates, coupées en morceaux
- 2 petits oignons blancs émincés
- 1 aubergine rôtie au four, épluchée, et coupée en cubes
- 150 g de semoule, mélangée avec une cuillerée à café de raz-el-hanout avant d'être réhydratée
- du jus de citron
- de la harissa pour ceux qui aiment bien

On pourrait mettre de l'huile d'olive, mais je ne vois pas l'intérêt (et j'essaye de rester mince...).

J'ai une question !

Pour une fois que c'est moi qui pose les questions, et pas l'inverse... Le coyote est un peu geek sur les bords : je viens d'acheter un de ces ordinateurs trop beaux avec une pomme. Avant, j'avais un ordinateur avec un pingouin, et j'utilisais Gimp pour marquer mon nom sur les photos. Maintenant, je n'ai plus Gimp, et je ne sais pas trop comment faire. Alors soit je fais le geek, et je cherche dans google, soit un ou une fidèle lecteur geek me donne la solution vite fait bien fait ?

vendredi 1 août 2008

Un million de chèvres et six tomates


Je me pose des milliards de questions dans la vie, et en particulier, aujourd'hui, je m'interroge sur les chèvres. En France, on mange des tonnes et des tonnes de fromage de chèvre (d'ailleurs je déteste ça). Ceci signifie qu'on a des milliers (des millions ?) de chèvres dans notre beau pays, qui broutent, se reproduisent, et font du lait, converti ensuite en fromage. Wikipedia m'indique qu'en France, le troupeau comprend au total 1 254 000 têtes, dont 856 000 chèvres (les autres sont des chèvres mâles). Bien sûr, nos amies les biquettes ne sont pas les seules à faire du lait à fromage : les vaches en font aussi. La question que je me pose, c'est de savoir que deviennent toutes ces chèvres quand elles sont trop vieilles, et qu'est ce qu'on fait des chèvres mâles (des boeufs de chèvre, si vous voulez, parce que chez les chèvres, ça n'est pas comme chez nous, un garçon pour une fille. Dans le monde des chèvres, c'est un garçon pour plusieurs filles). Pour les vaches, facile, elles deviennent du steak qui s'appelle viande bovine, et pour les boeufs, du steak de boeuf. Les brebis sont moins nombreuses, et elles deviennent du méchoui. Mais les chèvres ? Qui mange les vieilles chèvres ? J'en vois de temps en temps dans les boucheries de la rue d'Avron, à Paris, mais je ne peux pas croire que toutes les chèvres soient vendues dans des boucheries hallal, surtout les vieilles bêtes, probablement puantes et coriaces. J'ai réfléchi à plusieurs hypothèses :
- de la viande à chien et à chat. Les chèvres deviennent un jour du Canigou.
- des farines animales pour nourrir d'autres animaux, comme des saumons d'élevage. Les chèvres deviendraient un jour des sushis, mais après longtemps.
- des raviolis en boîte premier prix. Parce que c'est tellement dégueulasse que ça ne peut pas être fait à base de viande conventionnelle.
- des tomates farcies pour les cantines scolaires. Parce que comme pour les raviolis.
Ceux qui en savent un peu plus sont invités à s'exprimer dans les commentaires. Ca me ferait déjà une question de moins.

Tout ceci nous amène à une réflexion sur les tomates farcies, qui sera agrémentée d'un exemple. Ah, les bonnes vieilles tomates farcies, qu'est ce que c'est bon. Qu'est ce que ça peut être infect, aussi. Il y a la version fastoche : bourrer des tomates de chair à saucisse et enfourner. Sauf que bizarrement, la viande crue est plus blanche que rose, et le tout est fort gras. Il y a la version cantine : bourrer des tomates toutes fades (peut-être même un peu pourries ?) avec de la farce de viande reconstituée, qui contient de la chèvre retraitée (au sens de la retraite bien méritée quand on a travaillé dur toute sa vie). Et il y a la version coyote, qui utilise de la viande fraîche, et une farce maison trop bonne. Si ceci était un blog de baratin, je m'arrêterais là. Comme c'est "le coyote se régale", pas "le coyote raconte sa vie", je vous propose généreusement une photo et une recette.



Ingrédients :

- 6 tomates à farcir
- 250 g de viande de veau (de la viande à blanquette par exemple)
- 100 g de jambon cru
- Un petit oignon nouveau
- Les feuilles de deux tiges de basilic
- Piment d'espelette

Préparation

- Dégraisser la viande et le jambon
- Hacher ensemble la viande, le jambon, l'oignon et le basilic. Ce qui est bon, c'est que la viande ne soit pas trop hachée, comme ça on garde une texture de viande.
- Poivrer et pimenter.
- Couper le chapeau des tomates, ôter la pulpe et le reste de tige à l'intérieur.
- Farcir les tomates, et les recouvrir des chapeaux à l'envers (pour éviter qu'ils ne brûlent au four).
- Enfourner 45 minutes à four moyen, éventuellement sur un lit de riz si on aime le riz avec les tomates farcies. Moi je ne vois pas l'intérêt.

mercredi 30 juillet 2008

Huevo a la cazuela

Dans la grande famille des oeufs cocotte, on ne parle pas souvent du cousin espagnol. C'est tout simple, pour changer un peu des recettes super compliquées aux aubergines, et ça se mange l'été.
Pour le titre, j"étais certaine que "oeuf cocotte" ne se disait pas "cazuela de huevo" en espagnol, comme google essayait de me faire croire. J'ai regardé dans la bible qui contient absolument tout, mon site préféré, Wikipédia. Et justement, Wikipedia me dit qu'un oeuf cocotte se dit huevo à la cazuela. Une fois de plus, les préjugés, hein.
Bon, pas de photo, parce que je n'ai toujours pas trouvé comment rendre un oeuf en ramequin photogénique et surtout comment différencier les sortes. A la sortie du four, ils sont tous pareils, puisque c'est l'oeuf sur le dessus, et si on commence à ouvrir un peu, ça a l'air dégoutant.

Ingrédients par personne :

- 1 oeuf
- 1 tranche fine de jambon espagnol (pas du mauvais jambon, mais quand même pas du pata negra super cher non plus. Restons raisonnables. Si quelqu'un veut m'offrir du jambon espagnol, ou du chorizo, d'ailleurs, n'hésitez pas à faire signe).
- Un demi poivron rôti
- 1 cuillerée à soupe de crème fraîche
- Poivre et/ou tabasco (normalement le jambon est salé, donc pas de sel.

Préparation :

- Préchauffer le four et préparer un grand plat pour le bain-marie
- Couper le jambon et le poivron en lanières, et les disposer au fond des ramequins en laissant un creux pour l'oeuf
- Casser un oeuf dans chaque ramequin
- Ajouter une cuillerée à soupe de crème fraîche
- Assaisonner avec le poivre et/ou le tabasco
- Disposer les ramequins dans le plat, ajouter de l'eau bien chaude pour faire un bain-marie, et enfourner pour dix minutes à 200°C.

Le coin des révisions :

- Pour les intégristes du jaune d'oeuf pas trop cuit, une seule solution, séparer le blanc du jaune, et ne rajouter le jaune que tout à la fin.
- On peut aussi ajouter des oignons confits en plus du poivron, ou remplacer le jambon par du chorizo.
- Pour faire du poivron rôti, on le met dans un petit plat au four pendant une heure. Quand il est tout brûlé, on le range dans un sac plastique hermétique, puis la peau part toute seule, et il ne reste plus qu'à enlever la tige et les pépins.
- Les autres oeufs dans des ramequins :
- Oeufs cocotte au saumon
- Oeufs poule-qui-mord aux cèpes
- Oeufs poule-qui-mord au lard et aux poireaux

mardi 29 juillet 2008

Le truc long et compliqué aux aubergines

C'est pile la saison des aubergines, le meilleur des légumes d'été. Du coup, la grande question, c'est, que faire de toutes ces aubergines ? Du caviar évidemment, de la pizza, des aubergines farcies, de la moussaka. Mais quand on en a marre de tout ça, et qu'on veut vraiment passer du temps à préparer un plat aux aubergines, il reste une possibilité : le gâteau libanais aux aubergines, de son petit nom "maaloubé-t-batenjane". Non, je ne sais pas comment ça se prononce exactement.



Le principe, c'est celui d'un gâteau, alternant des couches d'aubergines, de viande hachée aux poivrons, et de riz, le tout cuit lentement. Très lentement. C'est long à préparer, et ça prend une éternité à cuire. Et après, c'est compliqué à démouler.Autant dire qu'on ne le fait pas pour n'importe qui.

Ingrédients

- 2 grosses aubergines
- 100g de riz
- 300g de viande de boeuf ou d'agneau hachée
- 1 oignon
- 1 poivron
- Huile d'olive

Préparation :

La veille :
- Peler les aubergines, les couper en morceaux, et les placer dans une passoire en les recouvrant de gros sel. Les faire dégorger au frais toute la nuit (la passoire au dessus d'un récipient, puisque le but c'est de faire sortir l'eau...).

Le jour même :
- Faire revenir les morceaux d'aubergine dans un peu d'huile d'olive
- Placer les morceaux d'aubergines dans une casserole, recouvrir d'eau, poser une assiette sur les aubergine pour les empêcher de remonter, et faire cuire une dizaine de minutes.
- Egoutter les aubergines et garder l'eau de cuisson.
- Hacher l'oignon et le poivron, les faire revenir dans un peu d'huile d'olive, ajouter la viande hachée, saler, poivrer, et laisser cuire quelques minutes.
- Rincer le riz, le faire revenir dans un peu d'huile jusqu'à ce que les grains soient translucides, puis ajouter deux fois son volume d'eau de cuisson des aubergines.
- Porter à ébullition, baisser le feu, couvrir, et laisser cuire une dizaine de minutes, puis laisser reposer hors du feu sans découvrir.
- Répartir la moitié du riz dans le fond d'une casserole.
- Recouvrir des aubergines, puis de la préparation à la viande.
- Recouvrir de la fin du riz.
- Placer du papier sulfurisé sur le riz, puis un poids (par exemple une assiette).
- Couvrir et faire cuire à feu doux 1h30.
- Au bout d'une heure et demie, tout doit être cuit, et, dans un monde de rêve, le fond du riz a grillé (grillé, pas brûlé). C'est là qu'intervient le geste technique. Il faut retourner la casserole d'un coup sec sur un plat, puis la soulever pour démouler le gâteau. Comme le riz a grillé, il attache un peu, donc c'est super dur, surtout qu'avec un temps de cuisson pareil, on est en droit d'attendre quelque chose d'un peu classe (même si ça a de toutes façons un goût délicieux).


lundi 28 juillet 2008

Quinoa et préjugés

J'ai acheté du quinoa. Je n'en avais jamais mangé, parce que j'étais trop occupée à manger des légumes frais de saison, ou parce que j'avais des préjugés sur ce drôle de truc pour mangeurs de müesli biologique en birkenstock. Finalement, sur un coup de tête, j'ai investi dans un paquet de quinoa blanc alter eco. Tout porte à croire que les préjugés, c'est nul, parce que j'ai bien aimé.

Alors, comment on le mange, et surtout, avec quoi ? Il y a l'option classique, la salade pour le midi, dans une boîte. Peut-être un jour j'en montrerai une. Ou alors en accompagnement d'un steak végétal, avec de la sauce à la citrouille et au radis noir, pour une ambiance total müesli. Sinon, on peut faire des croquettes de poulet au quinoa, et ainsi éviter le cliché "quinoa-végétarien-truc diététique".



Ingrédients :

- 2 blancs de poulet (du bon poulet, pas n'importe lequel)
- Un gros oignon
- Un verre de quinoa
- 2 cuillerées à soupe de mélange sept-épices libanais
- Sel, poivre, piment

Sauce :

- Un yaourt brassé ou à la grecque
- Une cuillerée à soupe de moutarde au miel et vinaigre balsamique
- Le jus d'un demi citron
- Deux cuillerées à soupe d'huile d'olive

Préparation :

- Faire cuire le quinoa. Pour le mien, il faut le rincer longuement (très chiant parce que les grains collent), le faire revenir dans de l'huile d'olive, puis recouvrir du double de volume d'eau, faire bouillir, et laisser cuire à feu doux pour que toute l'eau soit absorbée. Pas bien compliqué, donc.
- Hacher le poulet et l'oignon, ajouter les épices.
- Ajouter le quinoa cuit et un peu refroidi, et bien mélanger.
- Former des boulettes un peu plates avec cette mixture
- Disposer les boulettes dans un plat à four huilé et enfourner une vingtaine de minutes à four moyen. On voit que c'est cuit quand c'est doré et que ça a l'air bon...
- Servir avec de la salade verte.
- Pour la sauce, il suffit de mélanger les différents ingrédients dans un bocal. Après, on la sert sur la salade.

Rectificatif : je mange aussi du müesli, et je n'exclus pas de m'acheter des birkenstock. Alors les préjugés, hein, on voit où ça mène. A part ça, c'est joli, les assiettes vertes, non ?


samedi 5 juillet 2008

Une soupe froide qui n'est pas un gazpacho

Plutôt que de rentrer dans des considérations oiseuses sur la météo, je vous propose aujourd'hui une soupe. Je suis une dingue de soupe, et des préjugés tenaces laissent parfois penser que la soupe ne se mange qu'en hiver. A part le gazpacho bien sûr. Heureusement, Jojo le Panda est venu me rendre visite récemment, et il m'a offert, entre autres formidables petits livres, un bouquin sur les soupes fraîches. Des soupes d'été, donc. Il y a même des soupes sucrées, ce qui permet de faire des repas 100% soupes l'été. Whoah, comme on dit.

La soupe fraîche du jour est une crème de courgettes au basilic, avec de la mozzarella de bufflonne et du basilic. Re-whoah. C'est sûrement bon chaud aussi, d'ailleurs.



Ingrédients pour deux personnes

- 600g de courgettes
- Un oignon
- Une cuillerée à soupe de curry en poudre
- Quelques tiges de basilic
- 200g de mozzarella de bufflonne
- Une poignée de pignons de pin
- Un cube de bouillon de poule

Préparation

- Emincer l'oignon
- Peler les courgettes et les couper en tranches
- Faire revenir l'oignon dans un peu d'huile d'olive, sans le laisser colorer
- Ajouter le curry, puis les courgettes
- Mouiller avec un bon litre d'eau, et ajouter le cube de bouillon
- Laisser cuire une demie heure
- Quand les courgettes sont cuites, mixer finement, ajouter le basilic haché et rectifier l'assaisonnement
- Laisser refroidir, puis placer la crème au frigo
- Faire griller les pignons à sec dans une poêle
- Au moment de servir, déchirer la mozzarella en morceaux de la taille d'une bouchée, les répartir dans des assiettes creuses, puis verser la soupe sans qu'elle ne recouvre complètement la mozzarella
- Décorer de pignons de pins et de basilic haché

Des questions ?

- On peut remplacer le basilic par des feuilles de coriandre. Mais ici, il y a des gens qui n'aiment pas la coriandre.
- Normalement, le bouillon cube, c'est très salé, donc pas besoin de sel en plus.
- On ne met jamais un plat encore chaud au frigo. Jamais. Donc là, il faut être un peu patient.
- Pourquoi pas des amandes à la place des pignons ? Oui. Bonne idée.
- La mozzarella de bufflonne, c'est vraiment quelque chose de très différent de la mozzarella de supermarché, donc ça vaut le coup d'en utiliser pour cette recette, même si c'est cher. Parce que c'est bon. Par contre, elle ne se cuit pas, donc dans des pâtes ou sur une pizza, c'est vraiment dommage.

lundi 2 juin 2008

Les habits d'été du poisson et du cochon

J'avais testé cet hiver du poisson avec du cochon, sous forme de lard. C'était bon ET hivernal, donc totalement hors de propos en cette saison. Mais l'association des deux était vraiment convaincante. D'ailleurs un esprit chagrin avait remarqué que je n'avais pas inventé la poudre et que tout le monde connaissait depuis longtemps. Il s'était même permis de critiquer Jamie Oliver, ce goujat.
Alors j'ai refait du poisson au cochon, mais dans une version estivale vaguement inspirée par le magazine Régal. Vaguement, parce qu'on ne retrouve qu'un ingrédient, mais quand même l'idée générale. Ils mettaient de la lotte, mais j'ai trouvé que c'était trop cher, si vous voulez tout savoir. Autre chose, ma recette utilise une sauce toute prête "Champion collection" vraiment pas mauvaise. Comme quoi, hein. Bon par contre la photo était bizarre, donc ce sera sans.

Ingrédients :

- 250g de cabillaud, plutôt des longs morceaux
- 5 tranches fines de jambon serrano
- Un pot de sauce tomates aubergines-poivrons

Préparation :

- Etaler les tranches de jambon en les faisant se chevaucher légèrement (les grands côtés se touchent)
- Etaler la sauce tomate sur les tranches de jambon
- Disposer les morceaux de cabillaud sur le jambon, perpendiculairement
- Rouler le tout pour obtenir un long cylindre, un peu comme un petit rôti
- Enfourner le tout dans un grand plat pendant une vingtaine de minutes à four moyen.

Des questions ?

- Le passage de la planche au plat à four est loin d'être évident. Mais qui a dit que tout devait être facile ?
- Je suppose qu'on peut aussi faire des paupiettes individuelles, changer de poisson, changer de sauce. C'est l'idée du poisson dans du jambon qui est intéressante, finalement.
- On peut mettre des bonnes petites herbes aussi, peut-être un pesto original.
- Le poisson hivernal au lard, c'était où ? clic


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